le blog des Landais

Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /2006 17:01
Ségolène Royal s'est engagée samedi devant le huitième Parlement des banlieues réuni à Bondy, en Seine-Saint-Denis, à garantir le "droit d'accéder au premier emploi" pour les jeunes issus des quartiers populaires.
Je ne pose pas un regard de condescendance ou de misérabilisme sur les quartiers. La France non seulement a besoin de vous mais c'est vous qui êtes l'avenir de la France.

Le métissage est une chance pour la France.

Il faut que la France se regarde telle qu'elle est, sans frilosité. Nous sommes l'un des pays les plus en retard par rapport à cette question-là.

Je veux que la République partout réalise ce droit d'accès au premier emploi, et j'en fais le serment devant vous.

J’ai réuni jeudi l'ensemble des présidents de région socialistes. Nous allons mettre en place dans les quartiers des "ateliers de la création pour aider les jeunes diplômés à créer une entreprise.
Par les Landes avec Ségolène Royal - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 25 novembre 2006 6 25 /11 /2006 17:04
"La première loi que je ferai déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre les violences faites au femmes", a déclaré Ségolène Royal à l'occasion d'une visite à Bondy dans la maison d'accueil de l'association SOS-femm
"Une femme meurt tous les trois jours en France, tuée par son compagnon. Ces chifffres sont effrayants.

La France devra faire ce que l'Espagne a réussi à faire. Je veux que la loi du silence soit levée, que l'Etat reconnaisse cette criminalité comme une criminalité à part entière. Les violences faites aux femmes doivent devenir une affaire d'Etat. Les violences familiales sont incompatibles avec un bon fonctionnement de la République.

Il faudra faire comme l'a fait la loi espagnole, qu'un homme condamné se voit privé d'un certain nombre de droits, et qu'il soit aidé. Cette loi devra protéger les femmes, mettre en cohérence la loi civile et la loi pénale, remettre des moyens pour des accueils spécifiques dans les commissariats, les hôpitaux. Cette loi comportera aussi un volet d'éducation contre le sexisme, car il faut éduquer dès le plus jeune âge au respect mutuel.

Lorsque des mères sont battues, la famille devient un champ de bataille et tout le reste est déstructuré, avec des enfants victimes en échec scolaire, des parents dévalorisés qui n'assument plus leurs fonctions.

S'attaquer aux violences conjugales, c'est s'attaquer à ce qui fait la racine des violences dans tous les lieux de la société."
Par les Landes avec Ségolène Royal - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 15:54
Chers amis, chers camarades, vous m’avez donné de la force. Cette force, gardons-la intacte, faisons-la grandir pour avoir la victoire en 2007.

Merci, Pierre, de me transmettre ce flambeau, devant tous les socialistes rassemblés, et les socialistes européens. Je salue Georges Papandréou, président de l’Internationale socialiste, Elio Di Rupo et les parlementaires chiliens qui sont dans la salle, nos amis radicaux avec Jean-Michel Baylet.

Je veux aussi saluer Laurent et Dominique, l’ardeur qu’ils ont mise dans ce débat, mais aussi Lionel et Jack, qui y ont participé. J’ai besoin de tout le monde, j’ai besoin de tous les talents, j’ai besoin de tous les socialistes. Cette victoire, c’est la victoire de tous les socialistes. Sans notre premier secrétaire, François, rien de tout cela ne serait possible, avec notre parti patiemment rassemblé pendant des années, ce parti raccommodé quand il a été divisé, ce projet socialiste adopté à l’unanimité, ce rassemblement des premiers fédéraux, des secrétaires de section, des anciens militants, des nouveaux militants. Notre premier secrétaire a été le garant de l’impartialité et du bon déroulement de ce débat. Oui, si nous sommes ici rassemblés, si nous pouvons aujourd’hui donner ce coup d’envoi de l’élection présidentielle, c’est à lui que nous le devons.

Chers amis, chers camarades, nous écrivons aujourd’hui ensemble une belle page de l’histoire de France. Un nouvel espoir s’est levé à gauche, comme une vague en formation qui ne demande qu’à grandir. La volonté et le courage permettront d’aller chercher toutes celles et tous ceux qui pensent ne compter pour rien et qui ne savent plus de quoi demain sera fait. Aidez-moi à tracer ce chemin, aidez-moi à construire ce renouveau, à accélérer le mouvement de ce nouvel élan partagé. Nous avons beaucoup parlé entre socialistes. Je vous demande aujourd’hui de vous tourner résolument vers les Français, de nouer avec eux un nouveau dialogue pour que chacun sente qu’il est pris en considération.

Pour redresser la France, pour la retirer vers le haut, pour mettre fin à cet insupportable vécu de déclin et de pessimisme, chacun doit être appelé à se mettre en marche. Aucun talent ne doit être gaspillé, aucune chance oubliée, aucune bonne volonté écartée.

Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c’est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l’espoir qui se lève.

Un dépassement de soi et de chacun. Oui, il s’agit de transformer l’espoir en dépassement, en donnant du bonheur et parfois même de la ferveur, comme on l’a vu parmi ces milliers de citoyens et de citoyennes qui sont venus dans des salles pleines à craquer parce qu’ils veulent incarner ce mouvement vers le haut qui nous conduira vers la victoire.

C’est vous, militants, qui avez accéléré le mouvement. C’est vous, militants du Parti socialiste, qui avez aussi été poussés par les citoyens autour de vous, par le peuple qui est déjà en marche. C’est vous qui êtes venus voter en masse et qui avez donné à toutes celles et à tous ceux qui veulent une nouvelle histoire la force d’y croire.

Je ne tire de ce résultat aucune gloire personnelle mais je mesure l’immense responsabilité de ne pas décevoir toutes celles et tous ceux qui espèrent.

L’élection présidentielle va à l’essentiel : la possibilité pour chacun de choisir son destin et de le maîtriser dans les turbulences du monde d’aujourd’hui. Oui, la France peut reprendre la main ! Oui, elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir pour construire un destin commun ! Car les questions que se posent les Français, nous les connaissons : la pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non ! Ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l’abri, est-ce là le visage inéluctable de la modernité ? Assurément pas !

Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail, ces salariés qu’on pousse vers la sortie bien avant l’âge de la retraite, ces familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants et qui s’endettent pour faire face aux dépenses courantes, est-ce là la condition promise aux millions d’ouvriers, d’employés, de salariés, d’artisans, de commerçants, de petits agriculteurs et de retraités qui forment l’immense majorité du peuple français ? Je ne le crois pas. Et je ne le veux plus !

Etre socialiste, c’est garder au cœur une révolte intacte. Le socialisme, c’est mettre le progrès social au cœur de toutes les décisions politiques, le progrès social pour tous et le respect pour chacun. C’est l’éducation au cœur de tout, encore l’éducation, toujours l’éducation. L’éducation qui, avec la formation, les qualifications et la culture, c’est-à-dire l’investissement dans l’humain, permettra de combattre le chômage.

Le monde a changé, la France a changé, alors la politique doit changer.

Je veux non seulement incarner ce changement profond mais le construire avec tous. La politique doit partir de la réalité de la vie des gens, être attentive aux leçons que le peuple donne, comprendre que le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de ce qu’il vit et pour dire au nom de quelles valeurs la gauche doit agir. La France doit donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà pourquoi les libertés individuelles appellent des solidarités et des garanties collectives à construire.

N’ayons pas peur ! Puisons les idées neuves dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites. Oui, la France doit saisir toutes ses chances et se redresser. Et nous savons bien, nous, qu’elle mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a aujourd’hui à la tête de l’État.

Je veux donner à la France cette fierté sans prétention inutile qui l’aidera à rassembler ses forces et à écrire avec tous, tous les siens, une nouvelle page de son histoire. La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs et de méfiances, fragilisée par un État qui se désengage et qui devra demain, je le dis devant vous, assumer toutes ses responsabilités dans le cadre d’une autorité juste.

Je la sens, cette France, en avance sur ceux qui la gouvernent et qui se plaignent injustement de son immobilisme. Les Français, je le crois, sont prêts aux réformes mais ils ne veulent pas consentir aux décisions qu’on leur impose sans les y associer. Ils ne sont pas partants pour des efforts qui toujours pèsent sur les mêmes.

Etre socialiste et conduire une politique à gauche, c’est apporter la garantie permanente du recul des inégalités, des précarités et des insécurités, parce que c’est aussi comme cela que le pays sera plus fort dans la compétition internationale.

On nous répète que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique peut de moins en moins, que ce n’est plus l’État-providence mais l’État minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire. Je crois, moi, tout le contraire. Je crois que la politique doit prouver jour après jour son efficacité et c’est pourquoi je vous propose une campagne qui ressemblera à notre façon de gouverner, une campagne qui repère les vrais problèmes, qui apporte des solutions concrètes et qui dit au nom de quelles valeurs nous agissons.

On nous dit que la mondialisation a disqualifié la Nation et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif. Je crois, moi, tout le contraire. Ce sont les solidarités collectives qui nous rendront plus forts. La Nation n’est pas le monopole de la droite et encore moins de l’extrême-droite. La Nation, elle tient debout parce que les solidarités sont là, parce que la lutte contre les injustices est là, et parce que nous saurons, au cours de cette campagne, nouer avec les Français le pacte social qui nous fera tenir debout ensemble, avec nos différences, avec nos talents mais aussi avec notre volonté collective d’aller de l’avant dans une Nation rassemblée et fière d’elle-même.

Oui, ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse. C’est en restant fidèles aux valeurs de justice et de solidarité que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et, en même temps, que nous réussirons à saisir l’ensemble des opportunités d’une mondialisation qui porte en ses flancs le pire et le meilleur - le meilleur notamment si elle réussit à réduire les inégalités entre les pays du Nord et les pays du Sud - selon que nous saurons en faire. Eh bien, moi, je veux pour la France que ce soit le meilleur qui l’emporte.

Imaginer la France, c’est la tâche nouvelle que je propose aux Français. Car ne lui renvoyer que l’image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son exception, de se banaliser, de s’aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, faire cela c’est rendre un bien mauvais service à la France - c’est ce que fait la droite - et attiser l’exaspération des Français. C’est à cette façon de faire qu’il faut mettre fin. Je crois qu’il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces. Je crois que nous devons imaginer l’ambition d’une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire car l’un ne va pas sans l’autre.

Oui, imaginer la France, c’est à cela que je vous invite car elle s’est beaucoup transformée, diversifiée et colorée, sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue. Pour en tirer parti et fierté, la France doit enfin reconnaître comme ses enfants légitimes tous ces jeunes dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. Je ne veux plus, dans la France que nous imaginons, que l’on entende encore parler de « Français de souche », comme si les autres étaient de branchage ou de feuillage ! Je ne veux plus entendre parler de Français de première, de deuxième ou de troisième génération, ce que l’on ne fait jamais pour les jeunes dont les familles sont issues de pays européens. C’est à cela que nous devons nous atteler : aider la France non seulement à s’accepter telle qu’elle est mais à voir dans sa diversité une formidable énergie.

Une nouvelle donne est à bâtir avec tous les jeunes dans la diversité de leurs talents et je veux que cette nouvelle donne soit nouée, soit construite pendant la campagne de l’élection présidentielle. Comme je l’ai dit hier en Seine-Saint-Denis au Parlement des Banlieues : nous devons, dans cette campagne, démontrer par nos actions, au-delà des seules promesses, qu’une France nouvelle se lève, une France rassemblée et qui se reconnaît dans la diversité de ses talents et de ses origines.

Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais bien quand elle les prend au mot et qu’elle reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler de l’Europe et à l’Europe, parler du monde et au monde, car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large. Nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l’on fit une constitution en pensant à l’univers entier. C’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice et de l’humanité que la France se ressemble et se rassemble.

Regardons l’histoire : c’est toujours quand le peuple s’empare de son destin que la France avance et bâtit un nouvel avenir. Aujourd’hui nous sentons, je sens que le peuple s’y est mis et que ce mouvement va se lever.

Je crois que la France peut puiser dans la meilleure part de son passé des valeurs pour ses combats d’aujourd’hui, à commencer par de fortes raisons de croire en elle. Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentour mais il faut d’abord aimer la France, cette idée neuve, et vouloir que les Français s’aiment en elle. C’est à cela que je vous invite.

Nous allons gravir la montagne jusqu’à la victoire. Aujourd’hui, c’est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés par un mouvement populaire généreux, heureux, qui sent que nous sommes soutenus par une cause plus grande que nous. Je lance aujourd’hui un appel à tous les Français, hommes et femmes de notre pays : rassemblons-nous, mobilisons-nous, aidons-nous les uns les autres à servir la France. Imaginons ensemble une France qui aura le courage d’affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice.

Pour un ordre juste et contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui rassemblent et des libertés nouvelles à inventer, mettons-nous en mouvement pendant cinq mois au cours desquels il nous faudra nous investir. Je vais continuer avec vous, comme je l’ai fait depuis plusieurs mois avec toute la force de nos convictions socialistes pour unir toute la gauche dans sa diversité et pour rassembler une majorité de Français dans un même désir d’avenir.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Vous connaissez mon attachement pour la valeur travail : la campagne sera victorieuse si nous y travaillons. Avec la rénovation des méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles tirées du Projet des socialistes, les réponses que nous apporterons aux inquiétudes des catégories populaires, en particulier la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence dont souffrent d’abord les plus exposés qui attendent de l’État qu’il accomplisse sa tâche et qu’enfin il fonctionne correctement.

Tout cela déterminera le résultat, déterminera la confiance et je m’y engage. Face à la droite, nous avons ce qu’il faut pour vaincre. D’abord, nous sommes forts de nos convictions socialistes, capables de rassembler toute la gauche et en dialogue constant avec les Français. Nous croyons, à gauche, que la globalisation financière appelle le renforcement de l’État et que c’est la droite qui a fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics. Nous croyons, à gauche, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité, c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale, du désordre et de la violence. Elle les fabrique parce qu’elle croit qu’en prétendant les résoudre, elle va gagner la prochaine échéance. Cette imposture-là, je la dénonce et nous la dénoncerons pendant toute la campagne de l’élection présidentielle.

Pour nous, à gauche, la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n’est pas notre modèle. C’est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte au pacte social et à la laïcité. Nous croyons, nous à gauche, que l’arrogance de gouvernement, le mensonge d’État et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité. C’est la droite qui a fait le choix de l’autoritarisme, de la confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique. Oui, nous devons refuser le cercle de fatalité, le « cercle de fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la pesanteur des habitudes pour porter une exigence de justice et de transformation sociale qui suppose de garder au cœur une révolte vive. Chaque militant, chaque militante a commencé par dire non à quelque chose qui lui semblait insupportable avant d’embrasser l’idéal socialiste. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus et c’est avec cette flamme que je vous propose d’aller vers la victoire.

Pour moi qui suis venue au socialisme par le féminisme et par la révolte contre la place subalterne assignée aux femmes, comment ne pas voir en ce jour un symbole, au lendemain de la manifestation des femmes contre toutes les violences qui leur sont faites ? Oui, j’ai pris l’engagement de faire en sorte que la lutte contre les violences faites aux femmes - un viol commis en France toutes les deux heures, une femme qui meurt sous les coups de son conjoint tous les trois jours - devienne une affaire d’État. Ce sera le premier texte dont le nouveau Parlement sera saisi.

La lutte des femmes nous a donné des figures éclatantes. Il y a eu le panache d’Olympe de Gouges, qui eut le droit de monter à l’échafaud mais jamais celui de voter. Il y a eu Louise Michel, Rosa Luxembourg et Marie Curie. Il y a eu la bataille du droit de vote et celle de l’égalité civile, gagnée tardivement : ce n’est que depuis les années 60 que les femmes ont le droit de percevoir leur propre salaire.

Il y a eu la conquête par les femmes de la maîtrise de leur corps avec le « Manifeste des 343 Salopes » et avec l’action d’Yvette Roudy. Il y a aujourd’hui le combat de Ni Putes Ni Soumises. Il y a, dans tous ces pays où elles sont encore asservies, ces femmes qui guettent avec angoisse, à travers le grillage plus ou moins serré de leur burka, ce que nous faisons, nous, dans nos pays démocratiques, pour porter haut et fort le message universel de l’égalité de la femme et de l’homme. Ce combat résume tous les autres car il y a une corrélation très étroite entre le statut des femmes et l’état de justice ou d’injustice d’une société.

Ici, devant la presse internationale qui regarde aussi avec beaucoup d’attention ce qui se passe en France, je voudrais dire mon admiration pour toutes celles et tous ceux qui portent ces combats à travers le monde. Et pour vous, militants socialistes qui, en choisissant une femme pour mener le combat des idées et pour incarner l’espérance, avez aux yeux de tous les Français et aux yeux du reste du monde accompli, plus de deux siècles après Olympe de Gouges, un véritable geste révolutionnaire. Tout en sachant, comme disait Michèle Bachelet, que sans les hommes, rien ne serait possible.

Alors la campagne est lancée. Si vous faites bien ce que je vous propose, si vous me faites bien remonter ce que vous entendez des Français, de leur intelligence collective, pour que je puisse réajuster les choses en temps réel, alors, si vous faites bien tout cela, oui, je vous mènerai à la victoire !

J’entends, ici et là, ces commentaires sur le vocabulaire : chef de guerre ? général ? Je ne sais pas… mais ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’un beau combat des idées et que ce combat-là, nous allons le gagner ! Nous allons le gagner parce que nous allons nous mettre tous en mouvement. Je veux, bien sûr, une impulsion nationale pour cette campagne mais je veux aussi qu’elle soit régionalisée au sens où ce sont tous les territoires – les communes, les départements, les régions - avec les réalisations des élus socialistes et des majorités de gauche partout en France, ce sont tous ceux qui ont fait la politique par la preuve qui vont, pendant ces cinq mois, continuer à construire collectivement et à démontrer aux Français que l’action est déjà en marche pendant la campagne.

J’ai réuni les présidents de région socialistes et nous avons décidé d’agir ensemble, de mettre en place un certain nombre d’actions communes sur l’ensemble de nos territoires.

Je réunis prochainement les présidents des conseils généraux socialistes pour que les départements aussi se mettent en mouvement autour de leurs valeurs et de leurs projets. Je ferai la même chose avec les maires. J’ai demandé aux présidents de groupe à l’Assemblée et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, de mobiliser les talents des parlementaires pour qu’ils se mettent aussi en mouvement dans cette campagne avec tous nos candidats aux élections législatives.

Je crois, pour notre campagne, à cette articulation entre une impulsion nationale et des territoires qui se mettent en mouvement. Je viens de parler des élus mais il y a aussi dans tout le pays les associations, les comités Désir d’avenir que je ne veux pas oublier, le dialogue et le travail sur le site Internet qui devra aussi monter en puissance.

Alors je lance aujourd’hui quatre thèmes de débats participatifs dont vous devez vous saisir partout, dans les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les réunions d’appartement, pour faire connaître, enrichir et préciser notre projet.

Le premier de ces thèmes, c’est l’éducation, bien sûr, la formation, l’accès au premier emploi et le nouveau pacte avec les jeunes.

Le second thème, c’est la lutte contre toutes les formes de violences car la droite est en faillite sur ce sujet et c’est à la gauche de prouver pour une fois dans son histoire que c’est nous qui allons bâtir une sécurité durable pour les Français qui l’attendent.

Le troisième thème, c’est le problème de la vie chère et la question du pouvoir d’achat, appuyés sur le pilier du dialogue social à rénover et de l’efficacité économique à relancer.

Enfin, quatrième thème : l’excellence environnementale et le co-développement solidaire parce que la France ne se sauvera pas toute seule. Notre avenir, c’est aussi l’avenir des pays les plus pauvres de la planète et nous avons, dans cette campagne, à répondre à leurs interrogations et à leurs attentes.

Alors, dans cette campagne, il y aura des embûches, des chausse-trappes. On connaît celles qui viennent de la droite, elle ne recule devant rien. Il y aura des chutes mais nous nous relèverons. Il y aura des entorses mais nous les soignerons. Il y aura des pièges et nous les contournerons. J’ai de la résistance, de la force, de l’obstination et du courage parce que c’est vous qui me les donnez.

Chers camarades, nous avons cinq mois pour réaliser ce désir d’avenir que je sens monter dans le pays. Vous m’avez donné de la force. Aujourd’hui, je mets cette force au service de notre idéal commun pour faire gagner la France.

J’ai souvent pensé à ceux qui nous ont ouvert la voie : Jean Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand et tous ses anciens premiers ministres, et surtout tant d’autres plus anonymes qui, au jour le jour des campagnes, font la victoire.

A nous maintenant de poursuivre le chemin, de le tracer à notre tour et de mettre la vérité en bataille. Ils nous diraient, tous ceux qui nous ont précédés, que la victoire est possible. Avec vous, je le crois aussi. Accomplissons ensemble notre devoir pour les millions de Français qui attendent qu’on mette fin à ces politiques de rupture, de fracture, d’insécurités et de précarités. Alors, je vous y invite : accomplissons ensemble notre devoir de victoire !
Par les Landes avec Ségolène Royal - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /2006 16:49
Ségolène Royal a choisi de s'entourer d'une équipe resserrée et paritaire de 15 personnes.

"C'est une équipe resserrée, paritaire, avec tout l'éventail des âges, toutes les générations".

On compte ainsi 16 personnes en comptant la candidate, pour moitié des femmes.

Co directeurs de campagne : Jean-Louis Bianco et François Rebsamen

Conseiller chargé de la coordination des portes paroles : Julien Dray

Conseiller Spécial : Jack Lang

Directeurs adjoints : Patrick Mennucci en charge de l’organisation, Danielle Bousquet, Yvan Collin

Chargés de missions : Bruno Leroux, Aurélie Filipetti, Ouarda Karaï

Mandataire financier : Dominique Bertinotti

Directeur de Cabinet : Christophe Chantepy

Chef de Cabinet : Camille Putois

Chargées de l’animation des comités désirs d’avenir : Yvette Roudy, Safia Otokore

Jean Marc Ayrault et Jean Pierre Bel, Présidents des Groupes Socialistes à l’Assemblée Nationale et au Sénat, sont mandatés par la candidate pour l’animation parlementaire de la campagne
Par les Landes avec Ségolène Royal - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /2006 11:22
Le Parti socialiste se réjouit de l’accord intervenu avec le PRG et qui est un premier pas vers le rassemblement de la gauche
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /2006 18:09
Ségolène Royal a rendu visite à la famille de öerre Gemayel, le ministre libanais de l'industrie, assassiné le 21 novembre.

"Dans la situation préoccupante que connaît aujourd'hui le Liban, je viens affirmer ma condamnation de tout assassinat politique, ma foi dans la démocratie", avait-elle affirmé en quittant Paris.

Dès son arrivée, Mme Royal a rendu visite aux parents de Pierre Gemayel."Je forme le voeu que reculent ces déchirements tragiques et que se lèvent de nouvelles forces de vie. Le progrès du monde a besoin d'un Liban réconcilié avec lui-même. Notre responsabilité commune (...) c'est de permettre aux jeunes de s'y construire un avenir heureux, et de permettre à chaque enfant de naître dans un pays en paix. La tâche est difficile, les situations sont complexes: les énergies humaines finiront par l'emporter".

Ségolène Royal a rendu hommage à Amine Gemayel pour son "impressionnante dignité, pour avoir "appelé au calme, ce qui a permis sans nul doute au Liban de rester rassemblé, évitant de basculer dans le chaos d'une violence aveugle. La France fera tout ce qu'elle peut auprès du Liban pour permettre que se lève cette espérance".

Lors d'une visite ce vendredi au contingent français et au chef de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, Ségolène Royal a déclaré:

"Une conférence internationale rapide sur le Liban est indispensable. (...) On voit bien ici sur le terrain que si des initiatives politiques ne sont pas prises pour stabiliser la situation, à ce moment-là les aides économiques ne seront pas efficaces.

Il est vrai que les survols par des avions israéliens mettent en difficulté la Finul, portent atteinte à sa crédibilité. J'ai bien l'intention d'en parler aux dirigeants israéliens. Ces survols doivent cesser : c'est à la fois l'intérêt d'Israël et du Liban. Il faut respecter le mandat de l'ONU, le mandat de la Finul.
Par les Landes avec Ségolène Royal - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /2006 09:07
PARTI SOCIALISTE. --La campagne de Mme Royal est d'ores et déjà lancée

Renaud Lagrave espère la visite de Ségolène
:Jefferson Desport



Renaud Lagrave anime déjà depuis plusieurs semaines des débats
PHOTO AURORE MARGOUTY
Les éléphants du parti étant devenus aussi effrayants qu'une souris verte, l'heure est désormais au rassemblement derrière la nouvelle reine des socialistes et du Chabichou, la très souriante gazelle fromagère du Haut-Poitou : Ségolène Royal. Laquelle, dès son investiture validée, a en effet tenu à recevoir tous les premiers secrétaires fédéraux du pays pour leur donner ses instructions. Et surtout présenter les modalités de sa campagne. Des préliminaires dont a profité Renaud Lagrave, le premier fédéral des Landes, pour l'inviter officiellement à tenir un meeting dans le département. « Je lui ai proposé de venir, confirme-t-il. Nous y travaillons. Pour l'instant, aucune date n'est arrêtée. Elle a reçu les présidents de région, elle recevra bientôt les présidents des conseils généraux. Elle veut une campagne décentralisée et participative. C'est d'ailleurs la grande nouveauté par rapport à 2002 et c'est une très bonne chose. » A ce titre, il aura, comme les autres premiers fédéraux, une réunion avec elle chaque mois.


Boîte à idées. En clair, Ségolène Royal a demandé à l'ensemble des fédérations du PS de s'activer pour jouer à plein leur rôle de relais sur le territoire. Mais, et c'est là l'une des marques de fabrique de la méthode Royal, pas question pour elle de jouer seulement les porteurs d'eau. Ni de se contenter de prêcher la bonne parole. « Ségolène Royal attend de nous que nous organisions des débats, des rencontres, précise Renaud Lagrave. Et pas uniquement avec les militants. Avec toutes celles et ceux qui ont des choses à dire, des choses à exprimer sur les salaires, sur l'environnement, sur l'éducation, sur l'emploi... A charge pour nous ensuite de lui faire remonter les informations. De lui dire quelles sont les attentes de la population, ce qui marche et ce qui ne marche pas. De manière à nourrir son programme. »
Sur ce point, la fédération des Landes n'aura aucun mal à atteindre cet objectif. En effet, Renaud Lagrave n'a pas attendu la victoire sans appel de Ségolène Royal pour enclencher la machine à idées. Alors que les candidats à l'investiture rivalisaient d'astuce devant les caméras de télévision pour ne pas se croiser, le premier fédéral des Landes battait, lui, la campagne et animait déjà le réseau. « Nous sommes les seuls à avoir mené une telle initiative, indique Renaud Lagrave. Sur la trentaine de réunions que nous avions programmées, il nous en reste une dizaine à tenir. »
Et côté public, Renaud Lagrave ne craint pas les salles vides. La fédération des Landes empile les adhésions les unes sur les autres. « Nous allons atteindre les 3 000 encartés d'ici peu, souligne-t-il. Ca représente 1 % de la population landaise. » Mais au-delà de ces marques solides, Renaud Lagrave appelle les jeunes et tous ceux qui ne seraient pas encore inscrits sur les listes électorales à le faire. « Dans le programme de Nicolas Sarkozy, dit-il, il y a des choses graves sur les services publics, sur le Code du travail... On ne peut pas laisser passer ça. » Dans les Landes, où Ségolène Royal a totalisé 59 % des voix lors du vote des militants, la campagne est donc lancée.

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /2006 09:43

Ségolène Royal a achevé sa visite officielle de plus de quatre jours au Moyen Orient, qui l'a conduit tour à tour au Liban, en Israël et en Palestine. Ségolène Royal a été accueillie à chaque étape par les plus hautes autorités des Etats.

Alors que les tensions politiques étaient très vives au Liban, une ample manifestation étant prévue au centre de Beyrouth, vendredi, à l'appel des partis pro-syriens, Ségolène Royal n'a pas souhaité modifier d'un iota son programme, alors que certains lui conseillaient jeudi, à son arrivée à l'aéroport, de quitter le Pays du Cèdre pour des raisons de sécurité. « Je suis ici, j'y reste. (...) Partir serait un mauvais signe, une atteinte portée à l'image du Liban ».

"Dans la situation préoccupante que connaît aujourd'hui le Liban, je viens affirmer ma condamnation de tout assassinat politique, ma foi dans la démocratie", avait-elle affirmé en quittant Paris.

Ségolène Royal a d'abord rendu visite, jeudi, à l'ancien président Amine Gemayel et à son épouse Joyce, parents de Pierre Gemayel, ministre de l'Industrie libanais assassiné le 21 novembre dernier. Elle leur a présenté ses condoléances "profondément attristées", a souhaité que cessent "les déchirements tragiques" qui endeuillent ce pays et qu'intervienne au plus vite la réconciliation nationale. "Le progrès du monde a besoin d'un Liban réconcilié avec lui-même. (...) Notre responsabilité commune (...) c'est de permettre aux jeunes de s'y construire un avenir heureux, et de permettre à chaque enfant de naître dans un pays en paix. (...) la France fera tout ce qu'elle peut auprès du Liban pour permettre que se lève cette espérance."

Ségolène Royal s'est ensuite entretenue avec Nabih Berri, président chiite de la chambre des députés et chef du mouvement chiite Amal, a été reçue par le Premier ministre libanais Fouad Siniora puis a dîné avec le président du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt.

Ségolène Royal n'a pas exclu un dialogue sous conditions avec la Syrie, accusée par la majorité libanaise de vouloir déstabiliser le Liban. "Ce dialogue, dans son principe, ne doit pas être fermé mais il doit être conditionné à des gestes tangibles pour qu'il soit crédible et utile au Liban", a-t-elle dit.

Vendredi, Ségolène Royal rendait visite à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à Naqoura. La France est avec 1.650 Casques bleus le principal contributeur de la Finul, chargée de consolider la trêve à la frontière libano-israélienne. Elle a demandé que "cessent les survols" des positions de la force des Nations unies par des avions israéliens. "J'ai bien l'intention d'en parler aux dirigeants israéliens. Mon rôle, là, est utile".

Sa rencontre avec 17 députés de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale libanaise dans la soirée a suscité un début de polémique en France. Pendant cette réunion, un député du Hezbollah, Ali Ammar, a déclaré en arabe : "Le nazisme qui a versé notre sang et qui a usurpé notre indépendance et notre souveraineté n'est pas moins mauvais que le nazisme qui a occupé la France". L'absence de réaction de Ségolène Royal sur le moment a été critiquée en des termes très vifs par des responsables de l'UMP."Je n'ai pas entendu cette comparaison et si cette comparaison avait été faite, que ce soit moi ou que ce soit l'ambassadeur de France qui était à mes côtés et qui n'a pas non plus entendu ces propos, nous aurions quitté la salle. Que les choses soient bien claires : ces propos qui auraient été inadmisissibles, abominables, odieux, auraient entraîné de notre part un départ de la salle. Nous n'avons pas entendu ces propos" a déclaré Ségolène Royal le lendemain. "Je continuerai à dialoguer, n'en déplaise à certains, avec tous les parlementaires ou toutes les autorités démocratiquement représentatives et je ne laisserai pas déformer le contenu d'une réunion ou les propos pour m'empêcher de continuer à parler."

Samedi, Ségolène Royal s'est rendue en Jordanie, où elle a été accueillie par le premier ministre jordanien puis le directeur de cabinet du roi à Amman.

Arrivée en Palestine dimanche, Ségolène Royal a été reçue à Gaza par le Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, devant qui elle a formé le voeu que "se lève une paix durable et de nouvelles forces de vie. Le progrès du monde a besoin d'un Proche-Orient réconcilié avec lui-même". Ségolène Royal était la première personnalité française à rendre visite au Président palestinien depuis la victoire du mouvement Hamas aux élections de janvier. Devant la presse, elle a déclaré que "le peuple palestinien a droit à un Etat souverain et viable et Israël à une sécurité durable (...) La tâche est difficile, la tâche est complexe mais les énergies humaines et la volonté finiront par l'emporter".Elle s'est déclarée également préoccupée par la montée "du fondamentalisme" dans la région.

Ségolène Royal a apporté son plus vif soutien à M. Abbas: "Je suis impressionnée par sa force, sa volonté et son optimisme dans un contexte que je sais critique, mais en même temps plein d'espoir suite aux récentes déclarations d'Ehud Olmert (...) Je tiens M. le président à vous rendre un hommage particulier pour vos efforts pour la constitution d'un gouvernement palestinien qui manifesterait un progrès substantiel vers la reconnaissance des principes du quartette".

Plus tard, lors d'une rencontre à huis clos avec des étudiants palestiniens, elle s'est prononcée en faveur d'une reprise des aides directes à l'Autorité palestinienne, suspendues après l'entrée en fonction du Hamas fin mars. "Il faut reprendre l'aide internationale aux Palestiniens".

Après avoir passé une partie de l'après midi de dimanche en compagnie de la ministre israélienne des Affaires Etrangères, Tzipi Livni, à Jérusalem, Ségolène Royal s'est rendue, dans la matinée de lundi, au mémorial de l'Holocauste à Yad Vashem. Elle y a allumé la flamme du souvenir perpétuel, en mémoire des victimes de la Shoah, puis déposé une couronne de fleurs sur la dalle de béton recouvrant des cendres provenant des camps de concentration. "On est secoué au plus profond de soi et l'on partage l'insubmersible volonté d'Israël et la soif de justice. Ceux et celles qui sont revenus et qui ont reconstruit les racines, en portant malgré tout cela les forces de vie, sont les véritables héros de notre temps", a-t-elle écrit sur le livre d'or.

Dans l'après midi, Ségolène Royal a rencontré le chef du Parti travailliste israélien Amir Peretz puis le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, ce dernier ayant souligné leur convergence de position vis à vis de son engagement "à plaider dans les instances internationales pour l'interdiction d'accéder au nucléaire civil pour l'Iran".

Son voyage s'est achevé ce lundi soir, par une conférence de presse au cours de laquelle Ségolène Royal est revenue sur la question du nucléaire iranien."Je considère que là se trouve le plus grand danger pour la sécurité d'Israël et du monde, et pas seulement d'Israël d'ailleurs, de toute cette partie du monde, et qu'il ne faut pas laisser l'Iran accéder au nucléaire civil.Je considère en effet que laisser l'Iran maîtriser cette technologie et l'enrichissement de l'uranium, si cette première étape est franchie, alors il sera quasiment impossible d'empêcher l'accès au nucléaire militaire. Il ne serait pas responsable d'imaginer qu'il y aurait un échec de la communauté internationale sur le franchissement de cette première étape du nucléaire civil".Et d'ajouter: "Vous avez devant vous la seule responsable politique française qui s'est clairement exprimée contre l'accès de l'Iran au nucléaire civil".

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 11:18
ce sont les fondements même du service public de l'énergie qui sont aujourd'hui mis en cause
Le renvoi de la privatisation de Gaz de France après le 1er juillet 2007, suite à la décision du Conseil constitutionnel, est une étape importante dans le combat mené par les socialistes contre la fusion GDF-Suez.

En outre, la décision rendue par le Conseil constitutionnel remet en cause l'existence pérenne de tarifs réglementés accessibles à tous et assurant à la fois l'égalité entre les citoyens et la péréquation entre les territoires.

Le Conseil constitutionnel a ainsi confirmé ce que les socialistes ont déjà dénoncé à plusieurs reprises : ce sont les fondements même du service public de l'énergie qui sont aujourd'hui mis en cause : égalité tarifaire, qualité et sécurité du service, économie d'énergie et efficacité énergétique.

Le Parti socialiste s'oppose à la suppression des tarifs réglementés, qui se traduirait inévitablement par une hausse des tarifs aux ménages pouvant aller jusqu’à plus de 25%. Il demande donc l’adoption de contreparties à l’ouverture des marchés électriques au 1er juillet 2007, afin de garantir la pérennité des tarifs réglementés.

À l'opposé du projet néfaste de fusion Gaz de France - Suez, les socialistes s'engagent :
- à constituer un pôle public de l’énergie autour d’EDF et Gaz de France, permettant de conserver la maîtrise des évolutions tarifaires ;
- à protéger les consommateurs et à prendre une initiative européenne pour garantir la coexistence d’un marché compétitif et le maintien de tarifs réglementés justifiés par l’intérêt général.

Communiqué du Bureau national du Parti Socialiste
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 18:52
Remettre l'Europe en mouvement
Les socialistes européens réunis en congrès à Porto, au Portugal ont réservé un accueil chaleureux à Ségolene Royal.
"Je veux, si je suis élue, remettre l'Europe en mouvement, lui redonner un souffle. Je veux que l'Europe avance par la preuve et l'action. Il nous faut construire l'Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie chère, contre toutes les formes de précarité.

Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus.

Remettre l'Europe sur les rails, cela suppose que la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques, celles de l'Eurogroupe, mais aussi celles du Conseil européen.

Il nous faut construire aussi l'Europe de la matière grise, de l'intelligence, des qualifications, l'Europe de la recherche, de l'environnement et de l'après-pétrole."


Ségolène Royal a souhaité que les questions institutionnelles européennes puissent "déboucher pendant la présidence française" de l'Union Européenne, au second semestre 2008.

"Nous avons la nostalgie de la France. Nous te soutenons tous, Ségolène. Bonne chance"

Ségolène Royal a rencontré, en marge du Congrés, le président du Parti démocrate américain Howard Dean, le Premier ministre bulgare Sergueï Stanichev, le président du groupe socialiste au Parlement européen Martin Schultz, le Premier ministre portugais José Socrates, et la dirigeante du Parti socialiste danois Helle Thorning-Schmidt.
lui a lancé José Socrates, le Premier ministre portugais.  
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus