Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 15:52

PARTI SOCIALISTE.-- Avant même la proclamation des résultats, militants et sympathisants, plus dépités que réellement surpris, en connaissaient la teneur

:Jean-François Renaut


«Ça va ? » « Ça va. Mais quand je dis ça va, c'est la santé. Elle va mieux que les nouvelles. » Il est 19 h 30 et l'humeur est déjà morose au siège montois de la fédération socialiste. Les tendances découlant de sondages à la sortie des urnes ont filtré. Elles sont sans espoir pour Ségolène Royal.
À 20 heures, quand les écrans de télé affichent le visage du nouveau président de la République, l'assemblée, résignée, bronche à peine. À peine une ou deux interjections. Pas de larmes non plus, juste des mines dépitées et soucieuses.


« Rester mobilisés ». À 20 h 10, le discours de la candidate battue occasionne quelques applaudissements plus polis qu'enthousiastes. Renaud Lagrave, le premier fédéral landais, puis Alain Vidalies, député socialiste de la première circonscription, occupent immédiatement le terrain. Un triste constat d'abord : « Nous n'avons pas réussi à convaincre que nous incarnions un vrai changement. » Une perspective ensuite : les législatives qui se profilent et la nécessité pour les militants, largement remerciés pour ce qu'ils ont déjà fait, de rester mobilisés.
Des sympathisants de Nicolas Sarkozy passent devant la permanence. Ils crient quelque chose que personne ne relève.
Philippe Labeyrie, sénateur-maire de Mont-de-Marsan arrive, serre quelques mains et s'isole à l'étage pour attendre les résultats locaux. Henri Emmanuelli suivra quelques minutes plus tard. Le discours en direct de Nicolas Sarkozy lui tire quelques grimaces.


« Je suis effondrée ». Un peu plus loin, Aïcha se tient la tête entre les mains. « Je suis effondrée. Je ne pensais pas que Sarkozy passerait ; pour moi, il frôle le Front national. Maintenant, il va lâcher les chiens. »
Valérie écoute attentivement et veut espérer dans une cohabitation qui ne peut être obtenue qu'en « parlant clair ». « Il faut dire que nous ne sommes pas au centre mais à gauche. Dans ce deuxième tour, les voix de gauche et d'extrême nous ont fait défaut. »
« C'est à ne rien comprendre, se lamente Eloi, les pauvres votent pour les riches. » Tout aussi incompréhensible pour lui : les jeunes. « Ils ont fait pencher la balance. »
Sur le trottoir, prêt à rentrer chez lui, Fidèle a le visage fermé. Il en sait assez. « J'espérais une surprise au dernier moment. J'espérais qu'il y aurait un déclic chez les gens. Il n'est pas venu. »

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Commentaires

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Commentaire n°1 posté par dissertation help le 17/07/2009 à 10h41
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