Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 10:07

Généreux : son étude comparée discrédite la droite

PARTI SOCIALISTE. --L'économiste Jacques Généreux était en campagne pour Ségolène Royal, vendredi soir, à Capbreton



Jacques Généreux n'est pas tenu à ce qu'il appelle le « compromis courtois » qu'observent globalement les candidats en campagne présidentielle. L'économiste membre du conseil national du Parti socialiste use de sa totale liberté de parole, comme vendredi soir, en meeting de soutien à Ségolène Royal, à Capbreton. Résumé à l'extrême, son propos tient dans le titre de son dernier livre ( notre édition de jeudi 8 mars ) : « Pourquoi la droite est dangereuse » (Seuil).
Invité dans les Landes par ses amis socialistes et leurs alliés du MRC et du PRG dans cette campagne, le professeur à Science Po tire, chiffres à l'appui, le « bilan catastrophique de la droite au pouvoir ». L'exercice des gouvernements Raffarin puis Villepin se solde selon lui par un échec objectif et total. Y compris, et c'est d'après Jacques Généreux la fin d'une idée reçue, dans les domaines de l'économie (accroissement des déficits public, chômage pas jugulé?) et de la sécurité (augmentation des atteintes aux personnes malgré un renforcement de l'arsenal législatif répressif, même si la tendance est européenne). Ceux pour lesquels les Français accordent traditionnellement plus de crédit à la droite qu'à la gauche.
« Contrairement à l'image qu'on en a, la droite des néolibéraux a montré qu'elle n'est pas plus compétente en ces domaines. Son bilan est désastreux ! Et Nicolas Sarkozy qui fut ministre des finances, qui est aujourd'hui ministre de l'intérieur et numéro 2 du gouvernement, doit assumer ce bilan. » Et la gauche doit rappeler celui du gouvernement Jospin, qualifié ici de « très satisfaisant ».
Jacques Généreux et ses hôtes tombent d'accord sur la nécessité dans la campagne d'arrêter ce qu'Henri Emmanuelli appelle « commenter les commentaires » Message aux commentateurs professionnels (les médias) mais aussi aux politiques eux-mêmes. À Capbreton, vendredi soir, on a insisté sur l'importance de lutter contre l'idée d'impuissance du politique face à l'économique. « C'est la différence entre la conception néolibérale qui veut priver le politique de toute prise sur l'économique et celle que nous défendons. » La fameuse « différence droite/gauche » que Jacques Généreux veut voir jaillir dans la campagne présidentielle.

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 12:09
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /2007 16:28
Ségolène Royal : "Je ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français"
 
LE MONDE | 05.03.07

Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez- vous à l'Elysée?
Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille.
Au pouvoir, comment conserverez-vous le lien avec le "peuple" ?
En veillant à ne pas me laisser enfermer. Chaque semaine, je ferai en sorte de me trouver sur le terrain aux côtés des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui réussissent. Pour avoir exercé des fonctions ministérielles et avoir vu comment marche le cœur de l'Etat, je sais qu'il faut tenir son cap avec constance, lutter aussi contre soi-même, l'inertie, la routine, la mécanique de ses propres idées, car la charge de travail est énorme et le temps passe vite.
 
Vous fonctionnerez très différemment de François Mitterrand ?
Forcément. Ce sera l'incarnation d'un changement profond de la présidence de la République, de son protocole comme de son allure. Je sais que je dois faire mes preuves plus que d'autres. Je pense qu'il est possible de concilier la grandeur de la fonction et la simplicité, exercer pleinement le pouvoir, conduire une politique étrangère conforme à notre génie national – et résister en même temps à cette tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé.

"Avec moi" dites-vous, "la politique ne sera plus jamais comme avant…"

Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus – une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je mesure que le rapport au temps a changé avec le quinquennat. Il faut aller vite, non seulement au début mais tout au long et jusqu'au bout. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité.
Comment concevez-vous le rôle de la présidente : arbitre ou super-premier ministre ?
Ni l'un ni l'autre. Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail. Je ne m'interdis rien dans le respect d'institutions profondément rénovées.
Quelle forme de gouvernement mettrez-vous en place? Une équipe restreinte ? Parité homme-femme?
Je choisirai les plus compétents. En tenant compte à la fois de l'expérience et du désir de renouvellement, en ayant naturellement la parité pour objectif. Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu'il dispose toujours bien de la confiance de l'Assemblée nationale, laquelle verra son rôle de contrôle de l'exécutif renforcé.
Une équipe 100 % PS ?
Tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle. Je souhaite qu'elle soit la plus large possible.
Des ministres de la société civile ?
Il est bon qu'un responsable politique se soit confronté au suffrage universel. L'exercice d'un mandat électif change la façon de voir la réalité. Il donne une expérience irremplaçable. Il vous rend solidaire d'une majorité et vous donne le sens du débat parlementaire et celui si essentiel de rendre des comptes. Tout cela ne s'improvise pas.
Comment transformez-vous l'écoute en action ?
En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé.
Quels dogmes ?
Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés.
C'est résolument social-démocrate ?
Je n'ai pas besoin d'étiquette. Je suis dans le socialisme du XXIesiècle.
Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ?
La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent.
Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé.
Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation.
L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes.
La réforme institutionnelle – limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition – sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.
Demanderez-vous le remboursement des aides publiques aux actionnaires privés d'Airbus qui se désengagent comme Lagardère ?
Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime.
Que direz-vous à la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos d'Airbus ?
Je vais d'abord écouter son point de vue. Et chercher avec elle un diagnostic commun et des solutions industrielles. La chance que nous avons c'est qu'elle a une approche très pragmatique et que je n'ai pas été impliquée dans les décisions antérieures. Nous pouvons avoir un regard neuf. Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement.
En politique industrielle, c'est la Commission européenne qui a autorisé les Canadiens à racheter Pechiney et qui a supervisé le sauvetage d'Alstom… On ne peut pas continuer à gérer les dossiers industriels au niveau européen uniquement sous l'angle de la concurrence. Il faut fixer un autre mandat à la Commission. L'emploi, le développement des territoires et la sauvegarde de nos technologies doivent être des critères déterminants pour apprécier les fusions.
Vous voulez modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), mais Mme Merkel s'y oppose…
Rien n'est jamais figé. Par sagesse et envie de régler les problèmes, je refuse le tout ou rien. Il me semble qu'elle aussi. Nul ne peut être opposé au fait qu'une banque centrale doive être aussi au service de la croissance et de l'emploi, sans affecter la valeur de la monnaie. On peut rassembler l'Europe sur ce double objectif. Tout est question de méthode. Les Polonais sont très libéraux et leur ambassadeur me disait qu'il n'était pas possible d'avoir une charte sociale. Je lui ai dit que son pays avait voulu affirmer dans la Constitution européenne les racines chrétiennes dans l'Europe et que les textes chrétiens défendent le respect de la personne humaine, la lutte contre la misère, le droit pour chaque famille de vivre dignement. Qu'est-ce d'autre sinon d'avoir droit à un salaire correct, un accès à la santé? Il ne m'a plus rien répondu. Il faut s'appuyer sur les convictions dans le respect des identités et montrer que le chemin que doit prendre l'Europe n'est pas antinomique. Voilà comment je conçois la diplomatie.
Quels changements doivent être apportés au traité constitutionnel pour que les Français puissent le ratifier ?
Il faut d'abord renouer le lien de confiance, entre la présidence de la République et le peuple français, par rapport à son vote précédent. Je pense être la seule à le faire, ne serait-ce que parce que j'ai dans mon équipe des responsables qui ont voté oui et non. Ensuite, il faut renouer avec les autres dirigeants d'Europe. La France est malmenée, pour ne pas dire humiliée dans les instances européennes après avoir donné des leçons à tout le monde. Il y a un travail considérable à accomplir dans le cadre de relations interpersonnelles pour renouer cette confiance. Je suis une Européenne convaincue, et en même temps j'ai compris le sens du non, en particulier du non des jeunes : la réponse à leurs problèmes immédiats ne pouvait pas être incarnée par ce qu'on leur proposait.
Il va falloir faire cette Europe par la preuve. Lorsqu'on aura réduit le chômage, quand l'Europe prouvera qu'elle parvient à se protéger contre les règles destructrices et illégales du commerce mondial, et les délocalisations, alors le regard changera. L'Europe doit lancer les chantiers mille fois annoncés mais jamais réalisés dans la recherche, l'énergie, la santé et l'enseignement supérieur. Mon intention est de passer par les pôles de compétitivité. Nous nous faisons une guerre économique interne alors que nous sommes en passe de nous faire dépasser par l'Inde et la Chine. Avant on délocalisait des t-shirts. Maintenant c'est Alcatel. Les gens ont peur. Nous avons un gouvernement inerte. Je veux mener cette bataille économique pour la France.
Vous ne faites rien à propos des traités européens ?
Si. Mais il n'est pas possible de revenir devant le peuple avec le même texte. Les parties un et deux, sur les institutions et la Charte des droits fondamentaux n'ont pas fait vraiment débat en France. Il faudra revoir la partie trois. Je propose à la place un protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l'environnement. Il faudra faire preuve d'humilité et de conviction comme me l'a dit Jacques Delors, que je consulte à ce sujet.
Ce protocole se substituerait à la partie 3 de la Constitution ?
Oui, mais plutôt que de parler de Constitution, parlons de traité. L'Europe a besoin, pour avancer à nouveau, de deux jambes : des institutions plus politiques et plus efficaces, et des actions communes pour préparer l'avenir.
Le protocole serait porteur de droits ?
Oui, même s'il faut des transcriptions en droit interne. Les idées progressent, même si c'est difficile de faire accepter par tous le respect impératif des principes liés aux droits sociaux.
Quand prévoyez-vous un référendum sur le nouveau traité européen ?
Il faut avoir réglé la question avant les élections pour le Parlement européen de juin 2009, ou au plus tard le même jour. Je suis prête à consulter de nouveau les Français, mais je demande qu'entretemps l'Europe fasse ses preuves sur les politiques communes et sur le social. C'est un délai très court. Mais c'est ainsi que l'Europe a toujours avancé.
Si le référendum est négatif, démissionnerez-vous ?
Non. S'il est bien préparé, afin de rassembler ceux qui se sont hier divisés, il n'y aucune raison d'échouer. Je suis même très optimiste.
Avec la fin du mandat de M. Chirac, son immunité pénale tombe. Faites-vous une amnistie, une grâce ou laissez-vous faire la justice ?
Il existe en démocratie un principe très simple : l'indépendance de la justice.
 
Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Isabelle Mandraud et Caroline Monnot
 
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 15:56
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Samedi 3 mars 2007 6 03 /03 /2007 15:40
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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 15:49

MONT-DE-MARSAN (40). --Devant 10.000 personnes, hier soir dans les Landes, Ségolène Royal a accusé le gouvernement du «désastre Airbus»

Royal : l'offensive contre la droite

:Patrick Guilloton


 



Mont-de-Marsan, hier soir.Devant 10.OOO personnes, dont Henri Emmanuelli, Ségolène Royal a une nouvelle fois mis la barre à gauche
PHOTO AFP

Le maire de Mont-de-Marsan, Philippe Labeyrie, a accusé tant Henri Emmanuelli qu'Alain Rousset, hier soir, rendant responsables le président des Landes et celui de la Région Aquitaine d'avoir regardé de trop près à la dépense lors de la construction de l'espace François-Mitterrand. C'est un fait que l'immense salle s'est avérée beaucoup trop exiguë pour accueillir tous ceux qui étaient venus soutenir Ségolène Royal. Ils étaient un peu plus de 6 000 à l'intérieur, près de 4 000 dehors, scotchés devant les écrans géants. Beaucoup de monde donc, mais on sait que les Landes sont terre socialiste. Et puis, le simple fait de voir comment M. Emmanuelli allait accueillir la candidate du PS justifiait à lui seul le détour : pour la cause de son parti, il n'a jamais mesuré sa peine.


Un « séisme industriel ». C'est par un discours de gauche offensif qu'il a attaqué, dressant un bilan catastrophique des années écoulées, un « bilan de faillite », cinq ans au cours desquels « la dette a augmenté de dix points alors qu'elle avait baissé de deux entre 1997 et 2002 ». Henri Emmanuelli ne s'est pas privé de railler le candidat UMP, un homme arrivé en avion « depuis le pays de Merlin où n'existent ni les lois de la gravité ni les lois de la raison ». Dans la distribution, François Bayrou n'a pas été oublié, lui qui « a voté quatre des cinq budgets » de ce gouvernement ayant « inventé les travailleurs pauvres, sans doute pour honorer les valeurs du travail ».
Le « patron » des Landes avait tendu la perche en évoquant Airbus; Ségolène Royal vêtue de couleurs taurines (robe noire, veste rouge), arrivée aux accents du célèbre « Paquito chocolatero » entonné par les bandas l'a saisie. Trois mots pour saluer l'assistance et immédiatement le coeur du sujet, « la politique qui sert à changer en profondeur, à mettre fin à la brutalité, à la précarité, aux injustices ». « L'actualité nous en donne la preuve avec le séisme industriel qui menace le pays et l'Europe », a-t-elle poursuivi en citant Airbus, un groupe qui, « il y a quelques années, était leader mondial devant Boeing ».


Un véritable réquisitoire. La candidate a alors prévenu qu'elle allait parler sans détour, sans chercher à faire de polémique politicienne... tout en en faisant dans la seconde suivante en lançant : « L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre ». Et de poursuivre ses accusations en notant les salaires mirobolants des dirigeants, citant nommément Noël Forgeard, « l'incompétent » imposé par le pouvoir en place, « parti avec 2,5 millions d'euros ». Et de montrer du doigt « un gouvernement n'ayant pas fait jouer à l'Etat son rôle d'actionnaire responsable », « ayant tardé à réagir dès la connaissance des premiers problèmes de délais de fabrication ».
Un véritable réquisitoire face à ce « scandale désastreux » dont le groupe Lagardère n'a pas été écarté avant l'estocade à destination d'un ministre de l'Intérieur jamais cité. « Un ministre-candidat dit que tout cela n'est pas de la responsabilité des hommes politiques. Moi, je vous dis le contraire : l'Etat peut faire, l'Etat doit faire. » Et de préciser comment, une fois élue, elle proposerait de mettre à plat le dossier Airbus « cinq ans de plan de charge, 2 000 avions commandés, ce groupe peut et doit survivre, il peut et doit se développer » et sauver la filière aéronautique en privilégiant la stratégie industrielle plutôt que la stratégie financière.


4 300 emplois en jeu. Ségolène Royal, volontaire, décidée, a fait le choix, hier soir, de faire entrer un symbole économique et social avec ses 4 300 emplois en jeu, un symbole européen, au coeur de la campagne présidentielle. A partir de ce drame, elle veut bien montrer les différences existant entre son pacte présidentiel qu'elle a décliné à loisir ensuite et le programme de l'UMP porté par un candidat « qui ne peut être élu sur son bilan ». Elle n'a pas oublié non plus d'épingler François Bayrou, en position d'équilibriste puisqu'il veut « compter fleurette à la gauche et rentrer chez lui sous-entendu dans la maison de droite dès la proclamation des résultats ». Radieuse, la candidate a conclu en assurant un auditoire conquis que grâce à lui, elle avait « repris des forces ». Il en faudra pour parvenir au terme du chemin en bonne position et sans encombre.

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /2007 14:52

MONT-DE-MARSAN. --Pour son premier meeting dans la région, la candidate socialiste a attiré une foule record. Des milliers de militants ont écouté les discours sur le parking de l'Espace Mitterrand

La déferlante Royal

:Jean-François Renaut




Marc n'entend pas grand chose du discours mais il a le sourire. De toute façon, il est convaincu. « Avec les copains » militants ou sympathisants, il ?uvre derrière les fourneaux de la bodega installée devant l'Espace François-Mitterrand. « Il y a une de ces foules, c'est incroyable. La ventrêche, on en vend. »
Ce n'est pas 1000, 2000 ou 6000 bouches qu'il a fallu nourrir mais pas loin de 10 000. Des dizaines de bus emplissent le parking, des voitures à l'immatriculation diverse et variée sont garées jusqu'à plus d'un kilomètre à la ronde. Un record toute catégorie pour un meeting à Mont-de-Marsan. Même Jospin n'avait pas fait mieux en 1995.

Mickey : « Si elle fait tout ce qu'elle dit, la vie va changer »

« Ça ne me surprend pas, livre Bernard venu de Dax qui se dit content d'être dehors « parce que ça prouve bien qu'il y a un monde fou. » Encore plus Dacquois que socialiste, il ajoute en boutade. « A Dax, il y aurait plus de monde encore si le meeting avait eu lieu aux arènes? Mais Forté ne veut pas les prêter. » A peine plus sérieux, il lance: «Si Sarkozy est élu, j'ai peur d'aller en prison. Cela fait tellement que je suis à gauche que je ne pourrai pas le cacher.»
Pas loin de lui, un autre Dacquois, tout aussi socialiste. Mickey s'intéresse au fond du discours de Ségolène Royal. « Je la croyais timide mais non. Elle a fait des progrès, elle connait son sujet maintenant. » Les propos de la candidate sur le sanglant plan de restructuration d'Airbus ont fait mouche. C'est sans doute d'ailleurs le moment phare de son discours. « C'est une femme extra, poursuit Mickey. Si elle fait tout ce qu'elle dit, la vie va changer. »
Bernard enchaîne. « Elle est en terre socialiste, c'est pour ça qu'elle a ce discours-là. C'est un discours sérieux, pas électoraliste. » Sérieux mais flatteur aussi quand il le fallait. « Les Landais peuvent être fiers », lance ainsi la candidate évoquant leur « vie rieuse » et leur « beau département ».


Talent oratoire? A quelques pas de là, Laurence et Jean-Jacques, un couple de socialistes montois, ne s'associe pas forcément ces compliments.
Nicole : « C'est bien même si elle répète des choses qu'on a déjà entendues »



«Moi, explique Laurence, je suis convaincue: le but est d'écarter la droite. Mais quand même, son discours manque de gnac.»
«J'ai peur que les hésitants ne le soient encore après ce soir», poursuit Jean-Jacques qui avoue redouter un débat entre le candidat de l'UMP et sa favorite à lui. «Elle est loin d'avoir son talent oratoire.» Pourtant, tous les deux assurent, en bons militants, assurent: «Ou on rend sa carte, on on reste. Nous on reste et on se bat.» Et tant pis si Ségolène Royal n'était pas leur premier choix au départ.
Circonspect aussi, Jean-Louis de Commensacq. Syndicaliste à la CGT, il est davantage là en curieux qu'en supporter énamouré. «Je vote à gauche, je suis là pour voir où en est le discours de la gauche.
Avec le temps, on a appris à être méfiant.» Il n'attend pas des incantations, ni de la séduction. Il souhaite de la conviction et un discours qui tienne la route. «Individualiser la politique à ce point-là ne rend pas service à la démocratie.»


« Pas de discours répressif ». «C'est intéressant», lâche de son côté Nicole venue de Bascons. C'est son premier meeting et elle aime l'ambiance même si elle a tendance à trouver que Ségolène Royal «répète des choses qu'on a déjà beaucoup entendues.» Pour autant, elle préfère ça à «un discours répressif».
« On n'a pas besoin de l'entendre pour voter pour elle, s'enthousiasme un couple de Dacquois. «Elle a quelque chose de différent. De toute façon, si elle n'était pas crédible, il n'y aurait pas tant de monde. Les gens sentent qu'il y a quelque chose qui se passe. »

Bernard : « C'est une terre socialiste, c'est pour ça qu'elle a ce discours-là »

Il se passe que le peuple de gauche semble avoir retrouvé l'espoir si tant est qu'il l'ait perdu. «Ségolène présidente!», scande la socialistes. « Ça commence, approuve Henri Emmanuelli, il faudrait surtout que ça finisse comme ça. »

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 12:08
Le Nouvel Observateur publie, dans son numéro daté jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance".
 

Le texte de l'appel

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.
Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.
Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.
Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.
Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.
Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.
Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.
Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."
 
La liste des signataires
 
Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien.  Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne.  Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur.  Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène.  Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur.  Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /2007 12:33

Ségolène Royal s'est rendue au premier forum "la chasse en campagne" organisé par la Fédération nationale des chasseurs (FNC) à la Maison de la chimie à Paris.

La candidate socialiste a rappelé qu'elle était "fille de chasseur" et "élue du département rural" des Deux-Sèvres, et qu'elle avait "une relation amicale et proche" avec les chasseurs.

Ségolène Royal a pris "l'engagement solennel de ne pas faire la énième réforme" de la chasse et de "préserver le cadre législatif actuel" qui garantit selon elle une "pratique de la chasse dans une bonne harmonie avec les autres activités".

Elle souhaite "dépassionner le débat" car les chasseurs défendent "un loisir rural" et "un droit démocratique et populaire".

"S'il y a des ajustements à faire, nous les ferons en bonne intelligence".

Ségolène Royal a indiqué qu'"à la lumière de l'évaluation de l'application des politiques, nous pourrons voir de quelle manière la chasse pourrait être rattachée au ministère de l'Agriculture".

Elle a promis aussi de "renforcer l'implication des chasseurs dans la gestion de l'espace rural" et suggéré, concernant le "débat récurrent" sur les espèces protégées et les migrateurs, "un débat sur les conditions d'évaluation scientifique des différentes espèces".

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /2007 12:13
François Bayrou a présenté aujourd’hui ses propositions économiques et sociales. Derrière l’apparence d’un équilibre centriste se dissimule un projet authentiquement libéral et droitier, qui tourne bien souvent au plagiat de celui de Nicolas Sarkozy.Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou fait l’impasse sur la question du pouvoir d’achat et sur l’évolution des salaires et revenus. Il condamne ainsi la consommation des ménages à rester faible, et les inégalités sociales à perdurer.
Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose davantage d’heures supplémentaires aux salariés qui travaillent déjà et à qui les entreprises daigneraient accorder quelques heures de travail en plus. Ce serait bien entendu au détriment des salariés à temps partiel qui cherchent à travailler plus, ou des chômeurs qui souhaitent tout simplement travailler.
Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose des exonérations de cotisations massives et indifférenciées. Ainsi, les deux emplois « francs » de cotisations seraient excessivement coûteux pour la collectivité et provoqueraient des effets d’aubaine massifs à l’avantage des entreprises, de loin les plus nombreuses, qui auraient embauché en l’absence de ces exonérations.
Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose de ne pas toucher aux réformes fiscales injustes de ces dernières années, et même de les aggraver. Il partage la même volonté d’abaisser fortement, jusqu’à les vider de leur contenu, l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les successions.
Enfin, François Bayrou propose bien peu de politiques nouvelles pour préparer l’avenir. Les grands discours sur la recherche, l’université et l’éducation finissent dramatiquement en peau de chagrin.
Ainsi, au-delà des paroles, au-delà des discours, les propositions précises de François Bayrou ne sont que la pâle copie de celles de Nicolas Sarkozy.
Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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