Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 10:10

PS.-- Le soutien des femmes à la candidature de Ségolène Royal est incontestable dans les Landes. Les hommes sont prévenus

Le pouvoir féminin

:Jean-Louis Hugon


Elles sont sympathisantes, militantes, élues locales ou régionales. Toutes adhérentes au PS ou très proches, mais surtout toutes derrière Ségolène Royal. « Soixante-dix femmes, soixante-dix jours pour la victoire de la candidate socialiste ». Le slogan et la mission leur conviennent parfaitement, parce qu'en plus d'être de leur bord politique, la présence de la présidente de la Région Poitou-Charentes dans la compétition pour l'élysée les raccommode avec leur combat pour l'égalité des sexes. Ségolène candidate, c'est surtout pour elles la femme candidate, un baume au coeur de celles qui, depuis longtemps, croient en une meilleure présence féminine dans la politique.


La femme candidate. Jeudi dernier, salle Lamarque-Cando à Mont-de-Marsan. 350 personnes, dont au moins 300 femmes, rassemblées par Renaud Lagrave, premier fédéral, et Monique Lubin, secrétaire landaise aux droits des femmes. Pour un département machiste, c'est un signe. Fines mouches, elles ne reprochent pas aux cadres mâles du parti que les Landes envoient aux législatives trois candidats avec chacun une suppléante. Leur nombre suffit. Et elles comptent bien sur la victoire de Ségolène pour le renforcer, grâce aux dispositions en leur faveur inscrites dans le pacte présidentiel, suite logique à tous les efforts de la gauche depuis des lustres.
Janine Jarnac, première présidente du CIDF (Centre d'information aux droits des femmes), rappelle que « c'est en 1981, grâce à François Mitterrand, qu'apparaît le ministère des droits de la femme. Jusque-là, on ne parlait que de condition féminine. Et c'est la ministre Yvette Roudy qui installe les CIDF et crée le planning familial. »
Viviane Guignard, chef d'entreprise à Sainte-Colombe, parle de l'intéressement des salariés au résultat; Simone Dupeyron, de Saint-Pierre-du-Mont, dénonce la proportion des femmes touchées par les emplois précaires ou à temps partiel non choisi; élisabeth Bonjean, de Dax (suppléante de Jean-Pierre Dufau), rappelle la nécessaire réconciliation entre vie familiale et vie professionnelle pour une meilleure justice sociale.


Sacs à main. Mais la plus applaudie sera Florence Delaunay, de Léon (suppléante d'Alain Vidalies). Si l'attribut de l'homme, c'est la cravate, celui de la femme est son sac à main. Elle compare donc le contenu des sacs de la Pompadour (de la poudre de riz), de Marie Curie (un cerveau et des années d'études), Camille Claudel (un grand soleil et des mains d'or), Simone Veil, Golda Meir, Benazir Bhutto, toutes femmes, qui ont, à leur époque et à leur manière, exercé le pouvoir.
On n'oubliera pas la savoureuse barre à mines de Margaret Thatcher (la dame de fer), la boîte de cirage d'édith Cresson (celle qui n'en avait rien à cirer), le claquement de porte (aux allures de gifles) des Juppettes, ministres d'Alain Juppé qui n'ont servi que de décor, ni le CD et le micro de Diam's (la rapeuse qui prend le pouvoir). Et bien sûr, au bout de ce chemin, il ne peut y avoir que les clefs de l'élysée dans le sac de Ségolène. Et si les femmes avaient pris le pouvoir?

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /2007 13:12

Près de 500 personnes à Saint Paul les Dax pour écouter Razzye Hammadi, le Président du Movement des Jeunes Socialistes qui a été convaincant sur les sujets concernant la jeunesse, la campagne continue.

DAX. --Président du Mouvement des jeunes socialistes, Razzye Hammadi a défendu hier soir le contrat première chance

« Un enjeu sociétal »

:Emma Saint-Genez



En prélude au meeting socialiste d'hier soir à Saint-Paul-lès-Dax, il y avait à la conférence de presse, bien plus d'élus et de militants locaux venus accueillir Razzye Hammadi, que de journalistes dans la permanence dacquoise du parti. À deux semaines du scrutin, les troupes serrent les rangs et les amis de Jacques Chevènement et les militants du Parti radical de gauche (PRG) avaient aussi pris place dans la petite salle : « Dans les quinze jours qui viennent, nous devons aller chercher les voix une à une, appuie Razzye Hammadi. Sinon, nous risquons un 21 avril bis ». Comme le premier secrétaire fédéral landais Renaud Lagrave, le président du MJS estime que « le troisième homme » n'est pas François Bayrou, mais toujours Jean-Marie Le Pen, en embuscade dans les sondages. « Il y a toute une génération, celle des moins de 29 ans, qui n'a pas pu faire le choix de la gauche au second tour de la présidentielle. 2007 ne représente pas seulement un enjeu électoral. C'est aussi un enjeu de société. Il ne s'agit pas seulement de prôner le vote utile au premier tour, et le rejet Sarkozy au second, mais de voter pour un projet ».


Première chance. Le pacte de Ségolène Royal en l'occurrence, dont l'une des dernières mesures annoncées, le contrat première chance, est justement loin d'avoir remporté l'unanimité à sa gauche, un an exactement après l'enterrement du Contrat première embauche : « Nous aussi, jeunes socialistes, avons demandé des précisions, commente Razzye Hammadi. Il faut s'attaquer à l'inadéquation entre les 180 000 jeunes sans emploi et sans qualification et les 500 000 postes vacants dans les petites entreprises, mais avec le CDI et le SMIC pour normes »
Razzye Hammadi tente alors d'expliquer « un projet qui n'est pas un nouveau contrat. Il sera tripartite entre la Région, l'entreprise et le jeune, avec un sytème de tutorat. L'Etat prendra en charge pendant 12 mois les contributions sociales et les salaires. S'il n'y a pas d'embauche au bout d'un an, l'entreprise devra rembourser les aides et les salaires. En face, il n'y a pas de projet : Bayrou n'a rien de spécifique pour les jeunes, tandis que le contrat d'autonomie de Nicolas Sarkozy et sa proposition de ne pas imposer les revenus du travail des étudiants relèvent de la farce ».
Sûr de ses convictions, mais pas de la victoire, Razzye Hammadi cible surtout les indécis et « la génération Chirac » qui n'a pas vu la gauche au pouvoir : « Jusqu'au 22 avril, il faut leur dire que gauche et droite, ce n'est pas pareil. Que les sortants ont un bilan quand nous avons un projet, et que les présidentielles ne sont pas tout et qu'il faut aussi penser aux législatives et aux municipales ».

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /2007 09:11

HENRI EMMANUELLI. --L'élu PS parie sur le recul des intentions de vote Sarkozy et affirme que Ségolène Royal est al seule à pouvoir mettre en oeuvre un véritable changement
« Allier centre et PS est un faux choix »



Henri Emmanuelli. Le député landais voit l'avenir du PS « dans le rassemblement de toute la gauche »
PHOTO PASCAL BATS

:Propos recueillis par Patrick Guilloton


« Sud Ouest ».
Quel regard portez-vous sur cette campagne ?
Henri Emmanuelli.
La campagne est en train de se positionner politiquement. On voit se dessiner les grandes lignes de projets clairement opposés. Ce qui n'était pas le cas au début, où les considérations sur les personnes l'emportaient trop souvent.

Comment êtes-vous intégré au dispositif de campagne de Ségolène Royal ?
Il y a une réunion toutes les semaines. Je tiens des réunions publiques, et, lorsque la candidate me le demande, je l'accompagne dans ses déplacements ou dans ses rendez-vous, comme lorsqu'elle a reçu les gens d'Airbus.

Fait-elle une bonne campagne ?
Elle est plus assurée aujourd'hui qu'au début. Elle se positionne clairement et réagit lorsque c'est nécessaire. Sa détermination est convaincante. Elle est la seule à proposer et à pouvoir mettre en oeuvre un véritable changement face au candidat d'un bilan catastrophique.

François Hollande disait l'autre soir, à Limoges, que tous les sondages montraient Nicolas Sarkozy comme « le candidat le plus détesté ». Comment expliquez-vous cet état de fait ?
Les gens perçoivent deux choses en ce qui le concerne. D'abord qu'il confond le service de la France et la satisfaction d'une ambition personnelle qu'il clame et proclame avec des accents parfois pathologiques. Ensuite, que derrière la grande flexibilité démagogique de son discours apparaît un naturel conservateur et autoritaire. Cela ce voit bien dans ses réactions à certains événements, lorsqu'il se laisse aller. Chassez le naturel, il revient au galop.

Pensez-vous que, dans cette ultime ligne droite, ce sentiment va monter ?
Oui, parce que plus nous allons approcher du premier tour, plus les électeurs vont se poser réellement la question de savoir ce qu'ils vont faire en responsabilité, quelle France ils veulent, à qui ils vont confier le pouvoir. A mon avis va alors se produire un recul de M. Sarkozy, un recalage politique gauche-droite et une remontée de M. Le Pen.

Vous évoquiez à l'instant les clivages droite-gauche qui, selon votre voisin du Béarn, François Bayrou, sont dépassés. On imagine que ce n'est pas une idée qui puisse vous effleurer l'esprit.
Le discours voulant qu'il n'y ait plus de gauche et de droite, est en réalité très ancien et récurrent. C'est un discours de dépolitisation, généralement inspiré par la droite. Le philosophe Alain le notait déjà au début du siècle dernier. Aujourd'hui, si ce thème a de l'écho, c'est qu'il traduit une défiance certaine par rapport à la politique et surtout un grand scepticisme sur les marges d'action de la politique. Moi, je pense que ce pessimisme est excessif : entre la toute-puissance du marché, qui est en réalité le pouvoir exclusif de l'argent, et l'économie de marché régulée, incluant des services publics importants, le choix est tout à fait possible.

Une alliance du PS avec le centre pour gouverner est-elle pour vous totalement impossible ?
C'est un faux choix. M. Bayrou tout comme les candidats UDF sont des gens qui font de la politique à droite et exclusivement avec la droite. On l'a bien vérifié en Aquitaine. De plus, on n'a jamais observé qu'en mariant progressisme et conservatisme on obtenait du dynamisme : si on appuie simultanément sur l'accélérateur et le frein, on cale.

Comment voyez-vous l'avenir du PS après cette élection ?
Dans le rassemblement de toute la gauche, sur lequel il va falloir sérieusement travailler ! Je pense que Ségolène Royal va l'emporter, parce que les questions sociales sont celles qui préoccupent d'abord les Français, mais que cela ne nous dispensera pas de regarder autour de nous. Au contraire.

Ségolène Royal s'engage, si elle est élue, à faire prendre en charge par l'Etat, durant un an, salaires et charges sociales liés au premier emploi des 190 000 jeunes sortant du système scolaire sans qualification. Vous êtes d'accord avec cette mesure ?
Oui. Sur l'emploi en général et celui des jeunes en particulier, nous devons faire preuve de beaucoup de volontarisme. On ne peut plus se contenter de demi-mesures. Il faut prendre le taureau par les cornes. Ca aura un prix, mais il sera inférieur au prix du chômage des jeunes. Ca me rappelle le mot de l'un des premiers présidents des Etats-Unis, auquel on expliquait que l'enseignement coûtait trop cher. Il avait répondu : « Calculez le prix de l'ignorance, et vous verrez qu'il est beaucoup plus élevé que celui de l'éducation !

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /2007 14:36

"Beaucoup de choses sont déjà prêtes. Vous aurez l'occasion de le voir dans les jours qui viennent: un certain nombre de textes de loi sont prêts". Notamment sur la réforme des institutions et d'autres "grandes réformes" de son pacte présidentiel qui seront présentées dans le détail dans les jours à venir.

En cas de victoire le 6 mai, dans le cadre de la VIe République qu'elle appelle de ses voeux, les décrets d'application seront "déjà rédigés chaque fois qu'il y a une loi nouvelle" afin de réduire "cet écart insupportable" entre le moment où les lois sont votées "et le temps où les annonces concrètes changent la vie des gens".

Au cours des débats participatifs qu'elle a menés au début de l'année, "ce que j'ai ressenti aussi, c'est la notion du temps. C'est pourquoi ma principale préoccupation sera d'agir vite et juste".

"J'ai le sens du temps court peut-être parce qu'étant une femme j'ai toujours eu à concilier mes obligations familiales et professionnelles", ajoute-t-elle, ayant une pensée pour "toutes ces femmes qui cumulent" journée de travail et vie personnelle. "Je sais que le temps est extrêmement précieux"

Elle propose notamment "le plafonnement des frais bancaires", "l'annualisation du calcul des découverts" et "la rémunération des comptes courants".

Ségolène Royal inscrit ces propositions dans le cadre d'"un plan de lutte contre l'endettement et les abus bancaires" et déclare qu'il s'agit "de mesures auxquelles elle tenait depuis longtemps car 1,5 million de familles sont en état de surendettement et 3 millions sur le point de basculer".

Elle annonce qu’elle tiendra désormais un point de presse quotidien au siège du PS, afin de préciser ses propositions, sauf lorsqu'elle sera en déplacement :"Je tiendrai personnellement le point de presse quotidien. Chaque fois, je recadrerai la cohérence de l'action et à chaque fois j'entrerai dans le détail d'une des mesures qui est inscrite dans le pacte présidentiel".

Ségolène Royal revient sur les propos de Nicolas Sarkozy : "Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du coté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte, qu'il perd son sang froid". "Ce n'est pas une façon de faire la politique". "
Je ne réponds pas à cette attaque, mais je dis: une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne.< /em>"

"Je ne réponds pas aux attaques, mais je ne laisse pas non plus déformer ce que je dis, je ne me laisse pas non plus insulter" insiste-t-elle, rappelant qu’elle est une "femme sereine, maîtrisée et soucieuse de garder au débat public sa dignité".

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /2007 12:04
L’échéance électorale se rapproche et, le jour J, toutes les voix comptent. Le premier tour se tiendra le 22 avril et le deuxième tour le 6 mai.
Certains d’entre vous ne seront peut-être pas disponibles pour se rendre à leur bureau de vote. C’est le moment d’établir une procuration pour un électeur de leur choix.
Cette démarche est gratuite et il n’est pas utile de se munir d’une demande de justificatif d’absence. Seule une attestation sur l’honneur mentionnant le motif de l’absence est demandée (vacances, raisons professionnelles, formation…)
Où établir sa procuration?
En se rendant personnellement au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie de son domicile ou de son lieu de travail ou bien au tribunal d’instance de son domicile ou de son lieu de travail.
C’est à la personne qui donne procuration d’effectuer la démarche.
A qui confier sa procuration?
Vous pouvez confier une procuration à un électeur de votre choix, mais il doit être électeur dans votre commune. Un même électeur ne peut détenir plus de deux procurations, dont une seule établie en France. La procuration peut être établie pour les deux tours de scrutin.
Quels papiers prendre?
Il convient de se munir d’une pièce d’identité, avec le nom, prénom, adresse et date de naissance du mandataire retenu.
Une procuration peut être établie jusqu’à la veille du scrutin, mais par précaution, il est préférable pour ceux qui le peuvent d’établir dès à présent sa procuration.
Pour en savoir plus
Vote par procuration des Français établis hors de France
Sur le site du ministère des Affaires étrangères
Nous vous invitons à faire connaître ces informations autour de vous.
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 12:06
Pourquoi vous être emparée du thème de la Nation à ce moment précis de la campagne ?
Ce thème est par définition présent dans une campagne présidentielle, le candidat ou la candidate ayant pour vocation et ambition d'incarner la République, donc la Nation. Il est normal de pouvoir préciser sa vision des choses sur le sujet et sur la façon dont le lien national doit s'incarner. Le candidat de la droite a donné sa vision des choses, en proposant un ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration. Le candidat UDF, lui, se moque de tout cela. Il a tort. Il est tellement pris dans son filon ni droite ni gauche qu'on ne sait plus ce qu'il pense de rien et donc, pas davantage, de la Nation. Ce qui est d'ailleurs cohérent avec ses positions, puisqu'il n'a pas de programme et donc, ne dit rien. Quant au candidat du Front national, il confond nation et nationalisme. Il y a donc une vraie confrontation des points de vue. Pour moi, c'est très clair. Je suis une Européenne résolue. Je suis partisane d'une France ouverte au monde, internationaliste et généreuse et je considère que la Nation a un autre nom qui est celui de la République. La Nation telle que je la conçois ne demande pas aux gens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble. Elle n'est pas fondée sur les racines, l'ethnie, que sais-je, mais sur une idée. Elle est une idée et c'est ce qui la distingue de ce qu'en ont fait nos adversaires.
L'affirmation de la Nation est-elle compatible avec l'internationalisme de gauche ? 
Evidemment, la gauche est internationaliste. Mais il faut donner une réassurance sur l'identité nationale, qui a besoin d'être consolidée au moment où les Français s'inquiètent de la dilution de la Nation dans la mondialisation. Jaurès lui même a réconcilié l'idée de Nation et celle d'internationalisme. Au point, d'ailleurs, d'en mourir ! La Nation, je vous le répète, n'est pas incompatible avec l'ouverture. Ni du côté du local, et je suis de ce point de vue la seule candidate à proposer une régionalisation. Ni de l'autre côté, avec le fait européen. Mais cet enjeu-là est considérable au moment où on observe une confusion des valeurs, une montée des désordres, un doute sur les marges de manoeuvre de la politique.
Insister sur la nation, c'est nécessaire pour ramener à gauche les catégories populaires ? 
Je ne fais pas de calcul. Je ne parle pas de la nation pour plaire à telle ou telle catégorie, il s'agit de convictions de longue date. Ministre de l'Enseignement scolaire, j'avais déjà mis l'éducation civique au brevet des collèges. J'ai toujours beaucoup travaillé sur cette question : qu'est-ce qui fait la France ? Je l'avais évoqué à Vitrolles, dans lors de ma déclaration de candidature. Puis lors de l'investiture. Ce n'est donc pas une question de tactique politique.
Quelle importance attachez-vous à l'électorat populaire, dont la fuite avait causé la défaite de la gauche en 2002 ? 
La mobilisation des catégories populaires est un des enjeux de cette élection. Non pas pour des motifs partisans mais parce que ces catégories se sont éloignées du vote et qu'il est essentiel pour la santé de notre démocratie qu'elles retrouvent la confiance dans la politique. La crise démocratique, et je suis la seule candidate à en avoir fait le diagnostic précis, a engendré un éloignement du vote, des votes de colère, un sentiment de ne plus compter pour rien, du repli sur soi. Ces sentiments frappent les catégories populaires, et maintenant les classes moyennes. C'est très dangereux : il peut y avoir soit une fuite vers l'individualisme, soit un repli vers des communautarismes et rejet des autres. Plus largement, les catégories populaires ont, comme les autres, besoin d'une réflexion sur l'identité nationale, d'une politique internationale digne de ce nom, de participer au débat sur la culture, l'énergie ou les enjeux de la santé Et je considère que c'est le devoir de la gauche de répondre à ces attentes des catégories populaires, tout comme à la fraction des classes moyennes qui aujourd'hui nourrissent un sentiment de déclassement.
Quelle est votre position sur les régularisations de sans-papiers ? 
Quand Nicolas Sarkozy a convoqué dans les préfectures tous les sans-papiers pour leur faire croire qu'ils auraient des papiers et qu'ils ont finalement été fichés, il a trompé les gens. Il est responsable d'une politique qui a grossi le nombre des étrangers sans papiers et pourtant non expulsables. Il a créé des zones de non droit. Aujourd'hui 26 000 parents d'élèves ne sont pas régularisés malgré les promesses et ne peuvent non plus être reconduits à la frontière. C'est scandaleux dans un Etat de droit, et inhumain. Pourquoi ce problème qui empire depuis plusieurs années n'a-t-il pas été réglé ? Pour ma part, je veux que l'ensemble de ces situations soient examinées sur la base de critères objectifs, et non pas de façon aléatoire ou statistique, avec le sens de la responsabilité et l'humanité nécessaire.
Vos relations sont-elles apaisées avec les profs ? 
Je n'ai jamais été fâchée avec les enseignants. Il y a eu la diffusion sur Internet de la fameuse vidéo, et on sait dans quelles conditions elle a été tournée et diffusée : je ne suis bien sûr pas d'accord avec ce type de méthode, car on doit pouvoir participer sereinement à des réunions de réflexion. Mais peu importe. Ce qui compte, ce sont les conditions de travail des enseignants et d'apprentissage des élèves. Les adolescents ont changé, et la formation des enseignants n'a pas suivi cette mutation. Je pense que les enseignants, qui sont gênés par l'accumulation des réformes de l'Education et qui ont un vrai sentiment de déclassement, ont d'abord besoin de reconnaissance. Mais s'ils regardent ce qui a été fait avec la gauche entre 1997 et 2002, et ce qui s'est passé depuis cinq ans, je pense qu'ils voient clairement la différence. Si je suis élue, la prochaine rentrée scolaire se fera en rétablissant les emplois supprimés. Une liberté pédagogique sera donnée aux équipes, des solutions apportées aux élèves décrocheurs qui perturbent les classes et des moyens seront donnés pour développer le travail en équipe.
Concrètement, comment «desserrer» la carte scolaire, comme vous le préconisez ? 
La question de la mixité scolaire se définit dans la politique de la ville, dans la politique de l'habitat et dans la politique urbaine. Ce n'est pas l'école qui doit porter seule la question de la mixité. C'est la politique de la ville qui, en amont, accompagne ou pas la mixité. Je souhaite répondre au voeu des parents d'un peu de souplesse dans la sectorisation.
Les jeunes s'intéressent à la campagne mais restent sceptiques. Comment comptez-vous les convaincre de s'engager ? 
Je pense que l'ampleur de la crise sociale, économique, écologique, culturelle est telle que le choix est clair. Le prochain scrutin doit leur permettre de choisir dans quelle France ils veulent vivre demain. Moi, je les invite à inventer la France dans laquelle nous allons vivre. A mener la bataille pour l'emploi des jeunes, l'amélioration de leur qualification, la reconnaissance de la France dans sa diversité, dans son métissage, contre toutes les formes de discrimination. Et je les appelle à participer au rééquilibrage entre les pays du Nord et du Sud, car ils ont compris que leur avenir dépendait aussi de la réduction des inégalités Nord-Sud.
Suffit-il, pour la gauche, d'expliquer que Bayrou, c'est la droite ? 
Non. Son «ni droite, ni gauche» masque l'immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays. Et l'immobilisme, c'est la poursuite de la situation actuelle dont les Français ne veulent plus. Pour ma part, j'explique dès maintenant comment je vais m'y prendre, et à quelles priorités je vais m'attaquer. Je suis persuadée que les choses vont se clarifier. Je ne veux pas que les Français soient privés d'un vrai choix entre deux visions clairement identifiées de l'avenir de la France.
A propos de Nicolas Sarkozy, pensez-vous que l'on peut être élu président de la République si l'on ne peut aller en banlieue ? 
C'est difficile d'incarner l'unité de la Nation si certains espaces du territoire sont inaccessibles. Mais cela fait partie de la question de la responsabilité politique. La crise des banlieues a été très mal traitée. Depuis, rien n'a changé. Les choses se sont même dégradées. Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur jusqu'à lundi, il a quand même eu tous les pouvoirs entre les mains pour pouvoir régler cette question-là... C'est un échec sur toute la ligne. Et on ne voit pas davantage de solution, dans son programme présidentiel. Il n'est pas capable de résoudre ces problèmes. Il y a une rupture profonde de confiance entre les jeunes de ces quartiers et lui. Pour ma part, j'ai dit que les banlieues n'étaient pas un problème mais une part de la solution aux problèmes de la France, parce que je veux mobiliser tous les talents qui aujourd'hui n'ont pas les moyens de se révéler.
Que répondez-vous aux critiques sur le financement de votre projet présidentiel ? 
Mon projet comporte bien sûr des dépenses, mais il est financé par des économies, des redéploiements, et toutes ces dépenses sont des investissements et non pas des dépenses inertes. Elles permettront de relancer la croissance. On n'est pas dans l'arithmétique. Si on n'investit dans rien, on meurt à petit feu. Moi je veux investir dans les filières du futur. En Suède, on a investi massivement dans l'innovation, dans la matière grise. La France est très en retard sur un certain nombre de domaines : le dialogue social, le développement durable, les questions énergétiques. C'est là qu'il faut que les pouvoirs publics soient présents. Il y a aussi des marges de manoeuvre sur la réforme de l'Etat : la baisse de son train de vie, et la réforme de l'action publique, surtout par la décentralisation.
Avec la réforme de l'Etat, vous vous emparez d'un thème cher à la droite... 
Mais la droite n'a pas accompagné les fonctionnaires dans cette mutation ! Elle leur a imposé des politiques arithmétiques, avec la moitié de fonctionnaires non remplacés. Cela veut-il dire que la moitié des fonctionnaires ne compte pour rien ? Ce n'est pas digne d'un candidat à la présidentielle de désigner à la vindicte publique une catégorie de la population. Les fonctionnaires doivent être associés aux mutations des services publics. Il faut leur dire : on va vous accompagner dans ces mutations, on va redéployer les services publics là où les citoyens en ont le plus besoin et, en échange, vous serez mieux formés et mieux rémunérés.
Comment procéderez-vous pour la conférence salariale que vous avez annoncée ?
Ce rendez-vous est très important. Il va falloir nouer un nouveau dialogue social pour aborder un ensemble de questions : comment augmenter les bas salaires ? Comment investir mieux dans la recherche et l'innovation ? Comment met-on en place ce qu'on appelle dans les pays du Nord une «flexsécurité» ?
Vous êtes pour davantage de flexibilité ? 
Je préfère parler d'agilité. Jusqu'ici, la flexibilité a été supportée par les salariés, jamais par les patrons. Quand une entreprise va mal et qu'un patron part avec un parachute doré, ça a un impact symbolique insupportable. L'agilité que je veux donner aux entreprises a sa contrepartie dans des sécurités nouvelles pour les salariés : c'est par exemple la sécurité sociale professionnelle.
Le marché, donc, est accepté ? 
Le marché est accepté, pas le système libéral. Mais il faut un marché régulé, qui permette de faire converger l'intérêt de l'entreprise et du salarié. Le rétablissement du lien de confiance passe par le développement d'une culture de compromis dans les entreprises. D'où ma proposition de sécurité sociale professionnelle, qui permet au salarié de conserver un revenu, avec une formation, sans passer par la case chômage. Le salarié peut même garder un lien juridique avec son entreprise. En fait, il s'agit d'utiliser différemment les indemnités chômage et les crédits de la formation professionnelle. Cela donne de la liberté aux salariés, mais aussi des devoirs : le salarié ne pourra pas toucher 90 % de son salaire et rester chez lui. Il devra suivre une formation ou se reconvertir. C'est donnant-donnant.Comment envisagez-vous de soutenir les entreprises ?
Je veux réorienter un certain nombre de choses. Je me suis d'abord engagée à ce que le taux de l'impôt sur les sociétés soit modulé à la baisse si les profits sont réinvestis. Les propositions faites par les deux candidats de droite sont inopérantes. Quand l'un d'eux (François Bayrou, ndlr) propose de supprimer les charges sociales pour les entreprises embauchant deux personnes, c'est inadmissible. On ne donne pas les mêmes aides aux banques, à la grande distribution ou aux PME ! Le temps est venu des politiques sélectives ; il faut mettre fin au saupoudrage des fonds publics et faire du sur mesure. D'ailleurs, si je suis élue, les banques prendront leur part de l'effort. Nous sommes le seul pays où les banques s'entendent entre elles pour ne pas prendre de risque à l'égard des PME, alors que, grâce aux tarifications bancaires, elles gagnent de l'argent sur les pauvres et font des profits insolents. On doit imaginer des mesures pour amener les banques à se consacrer davantage au financement des PME. C'est ce qui est fait à l'étranger.
Vous qualifiez votre projet de socialiste ? 
Il l'est.
Votre campagne semble avoir retrouvé de l'allant depuis que vous avez retrouvé votre «liberté». Moins y a d'éléphants mieux c'est ? 
Les responsables du Parti socialiste tiennent tous leur rôle dans la campagne. Ils sont tous en mouvement. Lors de l'élection présidentielle précédente, la mobilisation des militants avait faibli. Cette fois, jamais, avec 300 000 militants qui, dans cette dernière ligne droite, se battent. Le parti, dans ses profondeurs, est totalement en ordre de marche.
Mais c'est vous qui tentez de le révolutionner... 
C'est moi la candidate, c'est sur moi que reposent les responsabilités. Je serai responsable de ce qui arrivera. Je ne ferai porter la responsabilité sur personne d'autre.
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 14:03

PARIS, 23 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, première femme à même de conquérir l'Elysée, se confie, dans "Maintenant", un livre d'entretiens, sur ses convictions, dont la nécessaire "émancipation féminine", sa vie de couple ou la place des enfants dans la société.
"Etre féministe, pour moi, ce n'est pas être hostile aux hommes, c'est refuser un système de domination masculine dont ils sont, eux aussi, prisonniers", affirme-t-elle dans ce
livre d'échanges avec Marie-Françoise Colombani, rédactrice en chef à Elle.

Des extraits de l'ouvrage, qui sortira le 27 mars en librairie, doivent paraître lundi dans l'hebdomadaire “Elle”.
A propos des hommes, la candidate socialiste ajoute : "notre émancipation sera aussi la leur, même s'ils ont parfois du mal à l'admettre".
"Au bout du chemin, il n'y a pas l'indifférenciation des sexes, mais des hommes et des femmes enfin libres et égaux", selon Mme Royal.
Interrogé sur le fait que certains lui dénient une "carrure" présidentielle, Mme Royal se déclare "pas surprise". "C'est une telle révolution qu'une femme puisse incarner le pouvoir suprême !"

Sur son compagnon François Hollande, premier secrétaire du PS, elle déclare: "Oui, nous sommes ensemble et oui, nous vivons toujours ensemble."
"Si cela n'était pas le cas, je peux vous dire qu'avec le nombre de paparazzi qui nous suivent cela se saurait !", ajoute-t-elle
"Mais, au moins, quand on est une femme, on ne peut pas nous inventer un enfant caché!", ironise-t-elle.

Commentant les rumeurs, elle estime qu'il "y en a tellement qu'elles se neutralisent". "Démentir ces rumeurs ne sert à rien. Pire, ça les alimente. Il faut les laisser courir, prospérer et s'étioler".
"En revanche, dit Mme Royal, j'en parle toujours et très vite à mes enfants pour dégoupiller les +il paraît que...+ avant qu'ils n'arrivent jusqu'à eux".
"Je trouve mes enfants absolument formidables. Ils me soutiennent chacun à sa façon. François aussi. Je pense tout le temps à eux, car il faut vraiment qu'ils soient équilibrés pour rester sereins dans cette épreuve", ajoute-t-elle.
Elle qui avait caché être enceinte, lors de sa nomination dans le gouvernement Bérégovoy en 1992, considère que "dans la réalité, la maternité est encore trop souvent considérée comme quelque chose qui dérange dans une organisation du travail qui l'intègre mal".
Mais ce qui aurait pu lui faire abandonner la politique ? "Sans hésiter un enfant malade ou avec de lourds problèmes et dont il aurait fallu s'occuper à plein temps".
Elle s'indigne de ce que l'on puisse proposer l'apprentissage à 14 ans: "Je trouve invraisemblable cette façon de proposer pour les enfants des autres ce dont on ne voudrait pas pour ses propres enfants", estime-t-elle.

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /2007 11:33
MARTINE AUBRY. --Pour le maire PS de Lille, qui est en meeting ce soir à Mimizan (40), la campagne privilégie le consumérisme politique

« Les débats de fond sont escamotés »
:Propos recueillis par Lionel Niedzwiecki



Martine Aubry. « Ségolène porte les valeurs de la gauche et c'est l'essentiel »
PHOTO AFP
« Sud Ouest ».
Le retour en force de la « valeur travail » dans la campagne électorale n'est-il pas une remise en cause implicite des 35 heures ?
Martine Aubry.
Les 35 heures poursuivaient un double objectif : créer des emplois tout en améliorant la compétitivité des entreprises. Sur les deux tableaux, les résultats sont incontestables : 500 000 emplois ont été créés, 85 % des salariés passés aux 35 heures en sont satisfaits et des gains de productivité de 5 % en moyenne ont été atteints. Voilà la réalité de l'abaissement de la durée légale du travail par la gauche. Quand Nicolas Sarkozy oppose aux 35 heures la notion de « travailler plus pour gagner plus », il oublie de dire qu'il n'y a jamais eu autant d'heures supplémentaires en France qu'en 2000 et que leur taux de rémunération a été abaissé par la droite. Maintenant, il faut tirer un bilan sérieux des 35 heures avec les partenaires sociaux, examiner pourquoi 15 % des salariés sont mécontents de leurs conditions de travail et regarder comment étendre, si possible par la négociation, les 35 heures aux PME-PMI en maintenant leur compétitivité. C'est ce que propose Ségolène Royal.

En 2008, le prochain gouvernement devra renégocier la loi Fillon sur les retraites. C'est un dossier brûlant...
D'autant plus que la loi Fillion est un ratage complet. Elle n'a pas réglé le problème financier. Elle a accru l'injustice et creusé les inégalités. L'enjeu est aujourd'hui de combiner protection collective et choix individuels. De ce point de vue, la mise en place de la Sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie, qui figure dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal, est une réponse pertinente. Mais il faudra aussi explorer d'autres pistes et notamment trouver de nouvelles ressources. Là encore, en n'abondant pas le fonds de réserve que j'avais mis en place, la droite porte une lourde responsabilité dans la dégradation des comptes sociaux. La droite devrait aussi s'expliquer sur le déficit abyssal de la Sécurité sociale. Lorsque j'ai pris ce dossier en main, je suis parvenue à rétablir les comptes au prix d'un long et minutieux travail. Aujourd'hui, la droite a enfoncé de nouveau la Sécurité sociale dans le rouge. Mais de tout cela, on parle peu dans la campagne. Du coup, on a du mal à se rendre compte qu'il existe deux projets de société bien distincts. Un qui met en avant la justice sociale, la responsabilité et la solidarité. C'est celui de Ségolène Royal. Et l'autre, qui accepte la loi du plus fort et joue sur les peurs. C'est celui de Nicolas Sarkozy et de la droite en général.

On vous sent assez critique sur le déroulement de cette campagne...
Je regrette que les débats de fond soient escamotés. La campagne insiste beaucoup sur le commentaire des commentaires et privilégie le consumérisme politique aux grands débats d'idées. Ce n'est pas ma conception de la politique. Par exemple, vous avez certainement remarqué que l'Europe était la grande absente de cette campagne électorale. Et pourtant, la France comme le monde n'ont jamais eu autant besoin d'une Europe forte, qui défende les règles au niveau de l'ONU et de l'OMC, qui retrouve l'humanisme comme fondement et s'oppose au libéralisme financier porté par les Etats-Unis, ce grand pays qui se fiche du droit international en Irak comme à Guantanamo.

Ségolène Royal a-t-elle eu raison de revendiquer sa liberté vis-à-vis du PS ?
L'élection présidentielle, c'est avant tout la rencontre entre un homme ou une femme et un peuple. Il est évident que Ségolène porte les valeurs de la gauche et c'est là l'essentiel. Qu'elle revendique une certaine liberté pour parler à l'ensemble des Français au-delà de son propre parti est pour moi normal. Les Français ne vont pas voter pour un parti politique mais pour un choix de société incarné par un candidat, ou en l'occurrence une candidate.

Ce soir au Forum de Mimizan (40) à 20h30.
Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 11:43

Ségolène Royal a envoyé mardi une lettre à l'ensemble des enseignants du pays.

"
Si je suis élue, les moyens, les crédits, les emplois seront rétablis. Ce sera le premier travail auquel je m'attellerai pour la préparation de la rentrée.

Je vois partout des suppressions d'emploi, des fermetures de classes, cette action est mauvaise parce qu'elle fragilise la République
" alors que "le premier service public, c'est l'Education nationale".

Ségolène Royal a affirmé qu'elle souhaitait annuler les décrets Robien. Elle estime qu'il est "temps d'en finir avec cette méthode qui empile les réformes l'une après l'autre" et dont "les enseignants sont fatigués".

"L'école a besoin que tous et notamment les parents assument leurs responsabilités. Les enfants bien éduqués sont dans de bonnes dispositions pour réussir à l'école".

Les enseignants doivent avoir "le droit d'expérimenter en liberté des méthodes pédagogiques". "Il faut qu'il n'y ait jamais plus de 600 ou 700 élèves par collège, on sait très bien qu'au delà la discipline est très difficile à maintenir".

"Un nouveau métier de répétiteur permettra l'encadrement en dehors des heures de classe et après la classe".

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /2007 09:16

PARTI SOCIALISTE. --Pour les trois députés sortants, la législature a été marquée par le cynisme d'une « droite extrême ». Nicolas Sarkozy est dans la ligne de mire

Le réquisitoire des députés

Lionel Niedzwiecki


Les députés socialistes n'en demandaient pas tant ! En annonçant, la semaine dernière, son intention de créer, s'il était élu, un grand ministère de « l'immigration et de l'identité nationale », Nicolas Sarkozy a donné de nouvelles munitions aux parlementaires landais engagés depuis 2002 contre le « cynisme de la législature. »
Henri Emmanuelli a été le premier à dégainer, hier au siège de la Fédération du PS : « C'est un dérapage inacceptable. Associer l'immigration à l'identité nationale, c'est choquant non seulement pour la gauche mais aussi pour tous ceux, qui à droite, s'inscrivent dans la tradition gaulliste. C'est bien la preuve que cette droite veut définitivement rompre le pacte social et républicain, qui bon an, mal an, nous a toujours liés. Du coup, on comprend mieux le discours de Jacques Chirac sur les valeurs. Ses propos étaient à l'évidence adressés à Nicolas Sarkozy. »


Dérive. Pour Alain Vidalies, le « dérapage » du candidat de l'UMP illustre la dérive idéologique de la droite. « Durant la législature, nous avons combattu un pouvoir, qui n'a eu de cesse de vouloir démanteler, soit franchement, soit de manière insidieuse les acquis sociaux et les valeurs progressistes. On l'a vu avec l'épisode du Contrat Nouvelle Embauche (CNE) et celui du Contrat Première Embauche (CPE). On l'a constaté lors du débat sur la laïcité et celui sur les retraites. Quand François Fillon n'hésite pas en séance publique à affirmer que le Front Populaire est responsable de l'effondrement de la nation, il reprend à son compte la vieille thèse pétainiste. » « Droite extrême ». Jean-Pierre Dufau parle de « crise démocratique et morale. Il y a l'extrême droite et maintenant la droite extrême. Une droite sans foi ni loi, obsédée par la communication davantage que par le fond des problèmes. Une droite qui ne tient pas sa parole à l'image de Nicolas Sarkozy, qui devant les députés affirme que l'État restera majoritaire dans le pôle GDF-Suez. C'était le gouvernement des bandes-annonces. »
Au bout du compte, Henri Emmanuelli regrette que le « bilan catastrophique » de la droite ne soit pas partie prenante de la campagne électorale. « On vit une campagne surréaliste. Les commentaires des commentaires prennent le pas sur le débat de fond. Le numéro 2 du gouvernement se présente comme le candidat de la rupture. Mais la rupture contre qui ? Contre lui-même ? Quand à François Bayrou, on oublie qu'il a voté quatre budgets sur les cinq de la législature. Enfin, quand pour la première fois depuis cinquante ans, l'Insee refuse de publier les statistiques sur le chômage, on en prend acte et on passe à autre chose. »


Nébuleuse. Le député et président du Conseil général veut encore croire que le débat va sortir de cette « nébuleuse » pour entrer dans sa « vraie dimension politique ». Alain Vidalies suggère une méthode. « Nous devons répondre, point par point, aux préoccupations des citoyens et expliquer les propositions, qui figurent dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal. Elles apportent des réponses précises aux questions économiques, sociales et même sociétales. On verra alors la différence avec les autres candidats. »

Par Renaud Lagrave - Publié dans : le blog des Landais
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